Itinéraire découverte des fermes et du patrimoine rural

des Bas-champs

Pays Maritime et Rural du Montreuillois

 

Avant de commencer ....

L'appellation Bas-champs vient de la localisation géographique de ces terres. Elles ont une altitude très basse et peuvent même être en dessous du niveau de la mer.


L'action des hommes sur ces terres avec le dressage de digues et la mise en place de fossés de drainage a transformé la Plaine Maritime Picarde d'un immense complexe humide alimenté par la Somme, l'Authie et la Canche à une zone où il ne reste plus que des fragments d'eau. Cette richesse passée explique la valeur actuelle de la Plaine Maritime Picarde, classée parmi les dix principales zones humides françaises en raison de son importance pour de très nombreuses espèces d'oiseaux d'eau.


Les Bas-Champs s'étendent de la Canche à la Somme. Cette zone a été mise à nu il y a quelques siècles avec le retrait de la mer. Elle est aujourd'hui protégée de l'invasion marine par un cordon de dunes sableuses.
La baie d'Authie est l'une des dernières baies sauvages du Nord de la France.


Les Bas-Champs pris en compte dans ce circuit sont ceux présents entre la baie de Canche au nord et la baie d'Authie au sud. Ils font partie de la zone humide arrière-littorale de la Côte d'Opale, qui se situe entre les massifs dunaires à l'ouest et la falaise morte à l'est. Dans cette zone, vous pourrez aussi découvrir les marais de Cucq-Villiers et Balançon.


Ainsi, tout en découvrant la spécificité de ce territoire fragile, avec ses milieux exceptionnels créés au fil des siècles en fonction des différents usages des sols, vous découvrirez aussi un patrimoine bâti typique de cette zone littorale. D'étape en étape, certaines exploitations vous accueilleront pour vous présenter leur activité ou vous laisser découvrir leur corps de ferme et les charmes qu'il recèle.
Nous vous remercions de respecter les sites et de n'entrer que dans les fermes où vous y êtes invités.

...Bonne Découverte

 

Le paysage des Bas-champs

Du côté de l'Authie, on retrouve principalement un paysage de bocage, avec des prairies et des vergers ceinturés de fossés et de haies. La baie d'Authie est plus naturelle que celle de la Canche. Les haies bocagères y sont encore très présentes et abritent une grande variété d'essences et une faune riche. Elles ont un rôle de brise-vent, très utile dans ce secteur. Les surfaces dégagées sont utilisées pour l'élevage et pour la culture. Le sol des Bas-champs est composé de sédiments argilo-sableux et les terres ont été assainies par des fossés très nombreux. Les digues comme les canaux et les conduits d'évacuation des surplus d'eau (aussi appelés "nocs" dans la Somme) sont constamment surveillés et entretenus. Dans ce paysage, l'espace est organisé en fonction de l'eau. Il est tramé par des fossés qui permettent un drainage permanent des terres poldérisées.

 

La Falaise morte

On appelle falaise morte une falaise qui n'est plus en contact avec l'eau et dont l'évolution n'est plus liée à l'action de la mer. De l'époque gallo-romaine (4e siècle) jusqu'au milieu du Moyen Age (11e siècle), la Manche arrivait, lors des plus fortes invasions marines, au pied du plateau crayeux de l'Artois. La mer recouvrait une grande partie de l'actuelle Plaine Maritime Picarde, mais cette submersion n'était ni permanente, ni totale. Au 12e siècle, la mer se retire progressivement. Le long de cette falaise a été construite la ligne de chemin de fer Paris-Calais car il était impossible d'implanter cette ligne plus près du littoral du fait de l'instabilité du sol dans les Bas-champs. Avec le phénomène naturel d'érosion, cette falaise n'est plus visible, mais elle marque bien la limite entre la plaine maritime argilo-sableuse et le plateau crayeux recouvert d'une couche plus ou moins importante de limon et localement mélangé d'argile à silex et de sable.

 

Vers le château du Pas d'Authie

Itinéraire

Vous êtes à l'office de Tourisme de Berck, au 5 Av F. Tattegrain.

  • Prenez la rue de l'Impératrice, au feu continuez tout droit et traversez la ville.

  • Au premier rond-point, prenez la première à droite, direction Groffliers, Verton.

  • Au deuxième rond-point prenez la route en face, la D940 direction Groffliers, Conchil-le-Temple et continuez tout droit.

  • Entrez dans Groffliers et prenez la première à droite, rue Royon-des-Places.

  • A l'intersection continuez tout droit. Plus loin, la route est bordée d'arbres.

  • Au carrefour prenez la "Basse Rue" sur votre gauche, direction "Baie d'Authie, Plage et Port de la Madelon".

 

Information

Observez la dune blanche située sur votre droite. Elle est dite blanche parce qu'elle n'est pas recouverte par la végétation.
Le cordon dunaire qui longe la côte marque la limite ouest du secteur des Bas-champs. Il empêche la remontée des eaux marines vers les terres.

De chaque côté de la rue Royon-des-Places, vous pouvez observer le paysage typique des Bas- champs : des prairies utilisées pour l'élevage de bovins à viande comme la vache charolaise ou de vaches laitières, et des cultures comme le maïs.

Vente de Produits de la Ferme

259, rue Royon des Places, à la ferme des Hauts-Près, M. et Mme Cornu font principalement de l'élevage laitier et vendent leurs produits : des oeufs, du lait, de la crème, onze variétés de yaourts et de la tarte papin aux abricots, pruneaux et fraises. Leur spécialité est la tarte normande.

Ouvert le vendredi et samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h et le dimanche matin de 9h à 12h (et aussi en Juillet-Août les lundi, mardi et jeudi de 14h à 18h).

Les Renclôtures

A partir du 16e siècle, l'action de l'homme accéléra le processus de colmatage naturel commencé dès le 11e siècle. La construction de digues mit hors d'atteinte des plus hautes marées les zones récemment colmatées et permit de gagner de nouveaux pâturages appelés "renclôtures". Ces terres étaient convoitées par le monde agricole, car les sables apportés par la mer se mélangeaient avec les vases et les tourbes pour former une terre fertile. Chaque digue était longée par un fossé de drainage. Aujourd'hui, ces fossés sont moins nombreux dans le paysage du fait de l'installation à partir de 1990 de drains dans le sol. Quatre écluses installées sur la Canche, entre Etaples et la Caloterie, expliquent l'augmentation de terres utilisées pour la grande culture dans les Bas-Champs. On y cultive des céréales, des protéagineux et des plantes sarclées (Pommes de terre, Betteraves, Carottes, Fèves, etc.).
La baie de Canche a été fortement façonnée par l'Homme, notamment avec la construction de nombreuses digues de renclôture, d'une hauteur de six à huit mètres, jusque dans les années 1940. Cette zone est donc beaucoup moins humide que la baie d'Authie. L'élevage est pratiqué dans les zones les plus humides, là où la terre est difficile à travailler et où il a été impossible d'installer des drains.

Dans la région du Marquenterre, au sud de la Baie d'Authie, les digues sont communément appelées "Royons". Ainsi, on retrouve encore aujourd.hui des chemins appelés "royon" qui suivent le tracé général des a n c i e n n e s digues. Le plus vieux de ces royons est celui "des places" qui doit dater de 1576. Vous trouverez cette rue dans le circuit, à Groffliers.

 

 

Les Saules têtards

Bien adaptés aux terrains humides, les saules blancs taillés en têtard sont très présents dans le paysage. Ils bordent ponctuellement les chemins, prairies et réseaux de fossés des marais de Balançon.
Depuis leur jeune âge, ils ont été taillés régulièrement à la même hauteur. Ce sont ces tailles répétées qui ont provoqué la formation de leur "tête" boursouflée. Cette coupe permet d'obtenir du bois de chauffe sans avoir à toucher au tronc. De plus, plantés en haies, ces arbres sont des brise-vents qui protègent les cultures, les troupeaux et les bâtiments. Lors de fortes pluies, ils permettent l'infiltration de l'eau et évitent l'érosion des sols.
En vieillissant, le saule têtard se creuse et dans les infractuosités de son tronc, nichent divers oiseaux, dont la chouette Chevêche. Ils servent d'habitat à une multitude d'animaux et d'insectes. Leur raréfaction est une menace pour certaines espèces.

Itinéraire

  • Continuez "Basse Rue".

  • Prenez la première petite rue sur votre droite, la rue Henri Elby.

  • Continuez dans cette rue et à l'intersection, prenez à droite vers la rue le Royon-Pierre-Jacques.

  • A la deuxième intersection, prenez toujours à droite vers la rue Charles-Delesalle et continuez vers la voie sans issue jusqu'au "château".

  • Continuez tout droit vers l'estuaire, où vous pourrez stationner.

 

Information

Le long de la route, sur la gauche, vous pouvez observer un alignement de saules têtards, qui signalent une zone humide. Vous longez ensuite une dune gérée par le Conservatoire du Littoral sur laquelle un sentier de randonnée a été aménagé. Vous approchez ensuite une grande propriété située sur la gauche, n°170. En face du portail de celle-ci, une allée appelée "allée des roses" a été réouverte.
En vous dirigeant vers la deuxième propriété située sur la gauche, vous pouvez retrouver, sur la droite, l'"allée des roses". Elle reliait autrefois les "châteaux" Delesalle et Elby. Anciennement bordée de rosiers, elle est désormais propriété du Conservatoire littoral.
Vous pourrez observer un grand nombre de bâtiments bardé de planches de bois posées à clin. Les murs recouverts sont ainsi protégés de la pluie.
Le parking est situé au bord de l'estuaire de l'Authie. A l'entrée, à gauche, vous apercevez plusieurs huttes de chasse et admirez le paysage si particulier de l'estuaire.

La chasse à la hutte

Une hutte est une installation pérenne destinée à la chasse, elle peut être fixe ou flottante. Cette chasse traditionnelle au gibier d'eau (vanneaux, courlis, bécassines, canards souchet, sarcelles, canards colvert, oies et oiseaux migrateurs) est une activité plutôt nocturne. Elle se pratique d'octobre à février, lors des migrations automnales et hivernales.
Bien que riche de trois siècles d'histoire, elle s'est particulièrement développée depuis la seconde moitié du 19e siècle, sur les couloirs de la Manche et de l'Atlantique.
Les mares présentent un grand intérêt en tant qu'escale migratoire notamment pour les migrations printanières. Elles sont calmes et riches en nourriture (invertébrés et végétaux aquatiques) pour grand nombre d'Anatidés (sarcelles d'été et d'hiver, canards souchet, pilets et colverts ainsi que les oies cendrées) ce qui en fait un endroit idéal pour la nidification.
Pour cette pratique, l'entretien des mares est indispensable. Il permet d'éviter l'eutrophisation des eaux (eaux dépourvues d'oxygène) qui se termine par l'asphyxie, la destruction de l'ensemble de l'écosystème et le comblement à long terme du plan d'eau. Il est très important que ces mares existent et qu'elles soient pérennisées.

La Madelon

Avec ce lieu-dit, la commune de Waben conserve un peu de sa vocation maritime qui remonte au Moyen Âge. A cette époque, Waben, troisième ville du Ponthieu après Abbeville et Montreuil-sur-Mer, était un port prospère. L'ensablement de l'Authie, qui a commencé au 13e siècle, l'a isolé progressivement de la mer. Aujourd'hui, un petit port de plaisance subsiste dans ce hameau au niveau de l'estuaire. A la Madelon se jette le Fliers qui est une rivière ayant la particularité de se séparer en deux pendant sa course au niveau d'Airon-Saint-Vaast et d'Airon-Notre-Dame. Une partie va vers la Canche au nord et l'autre vers l'Authie au sud.
Sa position, en fond de baie, valut à La Madelon d'être un abri fréquenté, vers 1900, par la marine de pêche de Berck. Elle accueille aujourd'hui encore quelques bateaux, dont, à l'occasion, la "Marianne-Toute-Seule", flobart traditionnel (navire à clins conçu pour l'échouage) construit à l'occasion des festivités "Brest 92" à l'initiative de la Ville de Berck-sur-Mer, par Pierre Lamarche et Marc Goalabre.

 

 

Itinéraire

  • Reprenez la rue Charles Delesalle puis prenez la seconde à droite rue Royon-Pierre-Jacques.

  • Continuez toujours tout droit, passez devant une boulangerie située sur votre droite et continuez vers le chemin de la Madelon.

  • Entrez dans La Madelon, commune de Waben.

  • Vous allez arriver devant un restaurant. Vous pouvez vous garer sur le parking en face de celui-ci

 

 

 

 

Information

A Waben, en 1860, des sépultures gallo-romaines sont découvertes. Elles datent de la fin du 5e siècle, lorsque régnait Clovis.
 

Vous vous trouvez au bord de l'estuaire de l'Authie, où se niche un petit port de plaisance. Si vous voyez un vieux gréement, vous êtes sûrement en présence de la "Marianne-Toute-Seule" (flobart traditionnel).
 

Les estuaires se caractérisent par leur forme évasée et par la remontée de l'eau de mer. Ainsi, dans cette zone, on trouve de l'eau de mer et de l'eau douce, ce qui en fait un milieu peuplé d'une végétation très spécifique. Seules certaines plantes peuvent se développer dans les milieux saumâtres.

Les prés salés

Ils se situent autour des estuaires et sont inondables par grandes marées. Ils sont recouverts d'espèces végétales halophiles, c'est à dire des plantes adaptées aux milieux salés. Dans cette zone vaseuse, on distingue la slikke et la schorre.
La slikke est une étendue de vase, nue, recouverte d'eau à chaque marée haute. Elle se situe en aval. C'est sur la haute slikke que pousse la salicorne, plante comestible riche en vitamine C, également connue sous les noms de haricots de mer et "passe-pierre". Elle se récolte de fin mai à fin septembre. Au 19e siècle, les marins la conservaient dans du sel lors de leurs voyages au long cours, pour son efficacité contre le scorbut.
Le schorre, lui, n'est recouvert d'eau que lors des grandes marées. La végétation peut s'y développer. Ainsi, la vase est dite herbeuse. Cette zone est pâturée par des troupeaux de moutons ou de vaches. Le lilas de mer qui fleurit de juillet à septembre y pousse également. Sur la baie d'Authie, sa cueillette est réglementée.

 

Les Templiers

Un Templier pouvait être soit un chevalier, un chapelain ou un frère lais. L'ordre du Temple est un ordre militaire et religieux qui a été fondé en 1119 à Jérusalem par Hugues de Pains, Geoffroy de Saint-Omer et sept autres chevaliers. D'abord appelés les Pauvres Chevaliers du Christ, ils prennent le nom de Chevaliers du Temple ou Templiers en 1130 parce que le roi de Jérusalem leur donna un palais près de l'emplacement du Temple de Salomon. Parmi les ordres internationaux, c'est le seul qui soit d'origine purement française.
Leurs fonctions premières étaient de surveiller les routes menacées afin de protéger les pèlerins de Jérusalem et de mener des opérations militaires défensives et ponctuelles contre leurs ennemis les Sarrasins. En 1128, une règle est créée et la tenue réglementée : robe blanche ornée de la croix rouge et armure pour les chevaliers, manteau brun ou noir pour les autres. La croix que les Templiers portaient sur la poitrine ou sur l'épaule leur a été octroyée par le pape Eugène III à Paris. Durant de nombreuses années, l'ordre s'accrut, s'enrichit et gagna en puissance. Les Templiers étaient regroupés en dix commanderies, trois en Orient et sept en Occident. Chaque commanderie comprenait un certain nombre de "Maisons", c'est-à-dire de communautés établies dans des fermes fortifiées, des châteaux et des places fortes. Dans chaque maison on trouvait des cavaliers, des écuyers, des frères de métiers et des prêtres. Le grand maître, chef de l'ordre, avait sous son autorité un commandeur par commanderie.
Les Templiers devaient renoncer à leur famille et ne plus rien posséder. Leur vie dans la maison était rude et pieuse. Ils ont joué un rôle important dans les campagnes où ils ont financé des moulins à vent, à eau et des forges à la catalane.
Le sceau de l'ordre représentait un cheval monté par deux cavaliers pour rappeler que les templiers étaient pauvres, si pauvres au départ qu'un cheval servait pour deux. Cette pauvreté initiale ne dura que peu de temps ; les Templiers reçurent d'importantes donations et de grands privilèges leur furent accordés. Au cours de leurs différentes batailles, ils conquirent de fabuleux trésors. Ainsi les Templiers amassèrent une véritable fortune qui en fit une puissance aussi importante que celle de la royauté. Ils prêtèrent même des sommes importantes au roi Philippe le Bel. Touché dans son orgueil, il trouva le moyen de mettre fin à l'ordre en faisant arrêter tous les Templiers le 13 octobre 1307. Beaucoup d'entre eux furent brûlés et le roi s'empara de leurs biens.

 

Conchil-le-Temple

Le nom de ce village est intimement lié à l'histoire des Templiers. C.est vers le 12e siècle qu.une maison de Templiers, appelée "le Templeles-Waben" fut installée au lieu-dit "la Commanderie". Elle était située entre deux chemins dont l'un conduisait à Waben et l'autre à Montreuil. Peu à peu des maisons se groupèrent autour de l'établissement templier, donnant naissance à la commune du Temple. C.est dans cette maison que résidaient en 1307 les Templiers Raoul de Monteswis et Eudes d'Écuires qui furent arrêtés à Montreuil et brûlés.

 

Itinéraire

  • En sortant du parking, tournez à droite. Gardez la route principale jusqu'au centre de Waben.

  • Au stop, prenez à droite, vous êtes dans la rue Jean Moulin et continuez.

  • Continuez à droite, direction Conchil-le-Temple D940.

 

 

 

  • Entrez dans Conchil-le-Temple et continuez jusqu'au feu où vous irez tout droit.

 

  • Longez l'ancienne carrière située sur votre droite bordée d.une palissade. Au bout de cette palissade, prenez le chemin à gauche, en face d'un corps de ferme et suivre "Entrée jardin".
    Cette rue vous mène à l'entrée du domaine du Pas d'Authie.

 

 

Information

Les paysages autour de vous, toujours spécifiques des Bas-champs, sans relief et de très basse altitude, sont ici principalement des paysages de cultures, comme celles du blé et du maïs.
Avant le stop, au n°4, la ferme traditionnelle en torchis et clins de bois possède un pigeonnier.

Vente de Produits de la Ferme

8 rue du Pas d'Authie à Waben, Sophie et Jean-François GAUDUIN, éleveurs laitiers, ont développé une large gamme de produits laitiers fabriqués à la ferme. Laissez-vous tenter par les 25 parfums de yaourts brassés, des plus classiques aux plus improbables, comme citron vert-cactus, les flans chocolat et caramel, le beurre, la faisselle, le fromage blanc, les fromages frais, la crème fraîche et tout simplement le lait cru ou le lait battu.
En vente à la ferme le vendredi de 14h à 18h et le samedi de 15h à 17h.

Avant le feu, sur la droite, la carrière est toujours exploitée.
Après le feu
, vous longez une ancienne carrière, dont une partie est aujourd'hui réaménagée en base de loisirs et l'autre en zone tranquillisée. Au niveau du parking de la base de loisirs juste après le feu à droite, un sentier de découverte du site vous est proposé. Vous pourrez admirer de nombreux gibiers d'eau grâce à un observatoire, dirigé vers l'estuaire de l'Authie.

Dans la petite rue vous longez le mur du château sur la droite. Le parking du domaine se situe face à la carrière réaménagée en plan d'eau. Si le portail est ouvert, vous pouvez entrer dans la première cour, sinon observez de l'extérieur.

Le domaine du Pas d'Authie

Transmis de génération en génération par héritage depuis au moins 1311, il a toujours appartenu aux Moullart de Vilmarest, barons de Torcy.

Son histoire

L'histoire du domaine commence bien avant celle du château ou du manoir. Une maison forte avait vraisemblablement été construite pour garder le passage à gué ou "Pas" sur l'Authie qui coule à environ 300 mètres à l'ouest du parc actuel. Ce passage était le premier depuis la mer et seulement praticable à marée basse. Il était doublé par un bac à marée haute. La famille conserve une charte du début du 14e siècle lui donnant pour mission d'entretenir le bac. Un pont fut finalement construit en 1846 à une centaine de mètres en amont du gué, dit "Pont à cailloux", car son lit avait été empierré. En 1944, il fut détruit par les Allemands pour ralentir l'avancée des Canadiens et le pont actuel fut construit plus en amont.
Au Pas d'Authie, la première maison fut vraisemblablement brûlée par les Anglais en 1346 après la bataille de Crécy quand ils brûlèrent la ville voisine de Rue et se répandirent dans la campagne pour aller assiéger Montreuil-sur-Mer. Le manoir a, à son tour, été assiégé et brûlé à l'occasion des Guerres de Religion. A l'origine, il avait 4 tourelles, mais n'en possédait plus qu'une en 1555 avant la remise en état en 1580 par Philippe de Bresdoult.
Pour donner une idée de l'importance de la ferme adossée au manoir, on peut citer un inventaire de 1555, après passage des ennemis, qui recense 300 moutons, 26 bovins, 8 chevaux et 14 porcs. En mai 1677: 918 moutons, 67 porcs, 30 bêtes à cornes et 12 juments. En 1850, le domaine possédait 350 hectares. En 1799, la Révolution finie, l'ancien militaire Antoine-Louis de Torcy, qui ne voulait pas servir Napoléon, se lança dans l'agriculture. Il adhérait au mouvement des physiocrates manoir en construisant des bâtiments dans la cour des gîtes actuels. Il n'en reste que la demeure située sur votre gauche à l'entrée de la propriété.
En 1849, Félix de Torcy hérita de son père et décida de démolir le vieux manoir pour construire une demeure plus moderne, l'actuel château. Il créa le parc actuel à la place de la vieille ferme. La bergerie où se trouve aujourd.hui les gîtes ainsi que les garages et l'écurie ont été construits avec une partie des moellons de craie du vieux manoir.
Pendant la guerre de 14-18, une compagnie d'état major d'un régiment de sapeurs canadiens vint s'installer avec la famille.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la propriété fut occupée par les Allemands. Le bois fut rasé pour les défenses côtières et ils laissèrent en partant 11 blockhaus dans le parc, un emplacement de mitrailleuse sous le perron et un sur le toit, des pare-éclats en béton devant les soupiraux de la cave et la plupart des carreaux cassés. La majeure partie du mobilier avait disparu.

 

   

Son architecture

Côté est : la façade principale du château n'est pas celle par laquelle on l'aborde de nos jours. Les plans du château ont été réalisés avant la construction de la ligne de chemin de fer. L'entrée initiale côté parc n'a donc jamais pu avoir cette fonction. Deux bâtiments dessinent avec le château un plan en U. Le matériau utilisé pour la construction du château est la brique d'argile jaunâtre du pays cuite sur place.

  • Quand vous êtes face au château, l'aile sur votre gauche est l'ancienne Orangerie qui a dû être réhabilitée suite aux dégâts infligés lors de la Seconde Guerre mondiale. C'est aujourd'hui une salle de danse et de jeux. Sur la droite se trouve "la Petite Serre", qui, exposée plein sud, protège encore les plantes en pots telles que géraniums et kumquats pendant l'hiver.

  • Tout en gardant sa vocation, le potager, dont le plan figure sur une carte du 18e siècle, se transforme peu à peu en jardin à la française.

  • Une chapelle se trouve dans l'alignement de l'entrée au niveau du toit. L'intérieur est éclairé par une grande fenêtre en arc brisé.

Côté ouest : La travée centrale de l'actuelle façade principale est surmontée d'une horloge entourée d'un riche décor de feuillage. Elle se trouve face à un parc, dit "Jardin anglais", dessiné et planté dans le goût du 19e siècle vers 1850 à l'emplacement de la cour de ferme de l'ancien manoir du 16e siècle dont il ne reste aujourd'hui que le colombier (remanié au 18e siècle).

 

 

 

Le Parc

Ce jardin anglais planté depuis plus de 150 ans est ordonné autour du rond central sous lequel est enfoui l'ancien puits de la ferme qui occupait tout le parc. Un des murs des gîtes appartenait à cette ferme. On trouve dans ce jardin des sophoras, verniers du japon et des tilleuls, ainsi qu'une alternance entre pelouses et bosquets. Une allée en fait le tour. Le petit étang ceinturé de buis et de lauriers recueille les eaux des toits du Château.

Monsieur et Madame de Torcy vous proposent un circuit de découverte du jardin et de ses arbres anciens remarquables. Ouvert de Juillet à Septembre du jeudi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Entrée payante

 

Les carrières

On appelle gravières les carrières d'où on extrait la grave (mélange de gravillons et de sable). Elles sont très nombreuses au niveau de la falaise morte de Conchil-le-Temple à Verton (limite des Bas-champs). Ces gisements sont constitués d'une superposition, datant du quaternaire, de bancs de galets de silex provenant de la craie, et de sable. Ces différents affleurements, du fait de leur orientation nord-sud, se trouveraient donc sur d'anciens cordons dunaires. Les produits d'exploitation de ces carrières (sables, graviers et galets) servent aux constructions et aux travaux publics. Situées à fleur de nappe phréatique, elles s'emplissent naturellement d'eau au cours de leur exploitation. Dans un peu plus d'une dizaine d'années, avec la raréfaction de cette matière première non renouvelable, les exploitations des gravières vont cesser. Elles seront reconverties en plan d'eau à vocation naturaliste et touristique, comme c'est déjà le cas à Conchil-le-Temple avec la base de loisirs et la zone protégée aussi appelée "zone tranquillisée".
On y trouve de nombreuses espèces nicheuses comme l'hirondelle de rivage et d'espèces limicoles (petits échassiers) comme l'avocette élégante.

 

 

La Populiculture

Au milieu du 19e, la tendance aux plantations de peupliers s'affirme dans les vallées alluviales de l'Authie et de la Canche. Dans le Nord-Pas-de-Calais on compte environ 12 000 hectares de peupleraie.
La populiculture extensive est particulièrement efficace dans la lutte contre la pollution due aux excès d'éléments minéraux.
On trouve généralement dans les peupleraies une state herbacée ou un sous étage composé d'arbres et d'arbustes qui est favorable à la biodiversité.
La strate herbacée permet de piéger les Matières En Suspension (M.E.S.) transportées dans l'eau, qui, en grande quantité, peuvent la rendre impropre à la consommation humaine.
En bordure de cours d'eau les peupleraies, comme de nombreux autres boisements, ont un rôle de filtres épurateurs et de piège à M.E.S.
Le Peuplier est utilisé essentiellement pour fabriquer des lattes, des caisses pour les vins et des palettes de manutention, mais aussi de la pâte à papier.

 

Vers la ferme des glycines

Itinéraire

Du domaine du Pas d'Authie

  • Prudemment sortez du chemin et tournez à gauche. Prenez ensuite la première routet out de suite à gauche, direction Colline-Beaumont.

  • Après le passage à niveau prenez la petite route à gauche.
     

  • Continuez toujours tout droit et entrez dans la commune de Conchil-le-Temple.

  • Tournez à droite puis au cédez le passage tournez à gauche. Laissez l'église sur votre gauche.

  • Traversez le village et au stop continuez à gauche vers Groffliers.

  • Avancez jusqu'à la ferme des Glycines située sur la droite juste avant le carrefour.

 

Information

 

En prenant cette rue en direction de Colline-Beaumont, regardez sur la gauche pour aborder le château sous un autre angle.

A l'entrée du village vous pouvez voir sur la droite, à l'intérieur d'une cour, une belle grange en torchis.
En face de l'église se trouve un corps de ferme avec un pigeonnier.

Vous êtes alors dans la rue de la Mairie et juste après celle-ci, observez sur la gauche, la petite maison au portail couvert située au n° 44.

Vous vous trouvez au 45 rue de Berck à Conchil-le-Temple. Vous pouvez entrer dans la première cour.

Vente de Produits de la Ferme

Monsieur LEFORT vend ses produits à la ferme : pommes de terre, oeufs, viande bovine issue de son élevage.

 

La ferme des glycines

Cette ferme de polyculture élevage est la propriété de Monsieur et Madame Lefort. Monsieur Lefort élève des vaches de race charolaise et cultive des betteraves sucrières, du blé, de l'orge d'hiver, des pommes de terre pour la consommation, ainsi que des haricots verts et carottes qui respectent un cahier des charges strict.

Son architecture

Dans une première cour, nous retrouvons le plan traditionnel de la cense, avec l'habitation et les anciennes écuries sur un côté, une ancienne bergerie le long de la rue, la grange située à droite de l'habitation et les étables qui sont face à la maison. Un pigeonnier de base carrée est planté au milieu.

L'habitation (A) est une vaste demeure construite en 1850, en brique rouge foncée. Elle remplace une ancienne maison sans étage, qui s'inscrivait dans la continuité des toits de l'ancienne laiterie et des écuries. De cette ancienne maison ne subsiste que la cave.
A côté de l'habitation se trouve un petit bâtiment qui servait de fournil (B), et dont on retrouve encore la cheminée au niveau du toit. De l'autre côté de l'habitation se trouvent les anciennes écuries (C). Elles étaient toujours situées à côté de l'habitation parce que le cheval était considéré comme un bien précieux. Les chevaux étaient un moyen de traction indispensable pour pouvoir cultiver les terres mais ils assuraient aussi les déplacements vers le bourg. Cette écurie a été modernisée, et une porte coulissante à linteau a été installée. Celle-ci permet une meilleure accessibilité pour les nouveaux engins servant à l'entretien des étables. Sur le toit en ardoise, se trouve une lucarne passante. On retrouve ce type de lucarne au niveau des étables.
Les étables (D)
se situent en face de la maison. Cette position permettait une meilleure surveillance du troupeau. Ce qui frappe l'oeil lorsqu'on observe ce long bâtiment, c'est l'harmonie ordonnée par la répartition des petites baies en demi-lune, des portes et des lucarnes.

La façade de l'étable est agrémentée de larmiers en brique. Le larmier inférieur est taillé en forme de corniche, il souligne l'ensemble des baies en demi-lune. Le larmier supérieur est une simple bande en saillie. Les baies en demi-lune sont surmontées d'une archivolte, qui se présente sous la forme de bandeaux moulurés. La disposition des lucarnes sur la façade correspond à la répartition des étables.
A chaque étable était associée deux lucarnes. Les animaux dans les étables étaient disposés parallèlement au mur gouttereau. Ce bâtiment, construit en blocs de craie, a subi beaucoup moins de transformations que la bergerie.
Le long de la route, se trouve
l'ancienne bergerie (E) plus vaste que l'étable.
L'architecture des murs est semblable à celle de l'étable et chaque porte est encadrée par deux baies. A l'intérieur les murs ne datent pas tous de la même époque.
La façade côté cour est construite en moëllons de craie avec soubassement en brique. Les autres murs extérieurs sont construits en brique. Elle a subi des transformations avec le percement de grandes portes à linteaux. Auparavant, la bergerie était très vaste et ne possédait pas de cloisons.
La grange (F)
initialement située à droite de l'.habitation, a été remplacée par une construction moderne qui sert de stabulation pour les vaches.
Le pigeonnier (G)
, bâti sur deux niveaux, est une belle maçonnerie sur plan carré. Construit en brique rouge foncée et agrémenté d.une ornementation en brique jaune, il est composé d.une chambre basse, réservée probablement au stockage, et d'une chambre haute tapissée de boulins qui accueillent le nid des pigeons. On accède à cette chambre par une échelle. Son toit d'ardoise à quatre pans se termine par un épi supportant une girouette.
Un chenil
couvert d'ardoise est adossé au pigeonnier. Dans son prolongement, l'emplacement de l'ancienne fumière située en face des étables est marqué par un muret.

Dans une deuxième cour, réservée au matériel, un charretil (H), couvert d'ardoise et construit en briques recouvertes de pans de bois posés à clin, servait de lieu de remisage pour les charrettes.

 

Les pigeonniers

Avant la Révolution, posséder un pigeonnier était un privilège ; seuls les nobles et les moines avaient le droit d'élever des pigeons. Ces oiseaux servaient de messagers et cette fonction de courrier fera du pigeon un instrument de pouvoir. Cela explique en grande partie ce privilège car les messageries seigneuriales et royales monopolisaient le droit de possession de colombier. L'abolition des privilèges, dans la nuit du 4 août 1789, permit à tout à chacun de posséder son propre pigeonnier. On vit alors, dans les campagnes, s'en ériger un grand nombre, avec des propriétaires joignant l'utile à l'agréable qui s'attachaient à faire construire des pigeonniers à l'architecture recherchée. Les propriétaires rivalisaient alors d'ingéniosité pour que leur pigeonnier soit plus beau et plus original que celui de leur voisin.
Au début du siècle, toutes les fermes se devaient de posséder un pigeonnier. Qu'il soit construit en pierre, brique ou torchis, disposé au centre de la cour ou au-dessus de l'entrée charretière, il était le signe évident de la position sociale ou de la notoriété du propriétaire. Pour les exploitations plus modestes, quelques planches disjointes, fixées sur un mur de torchis faisaient l'affaire.
L'élevage du pigeon offrait la possibilité de disposer de viande fraîche pratiquement toute l'année et cela sans contrainte pour le paysan qui n'avait pas besoin de consacrer du temps à l'alimentation de ses volatiles qui se nourrissaient dans les champs.

 

L'église de Verton

Cet édifice est l'une des plus grandes églises rurales du Montreuillois. Elle possède une tour construite au début du 14e siècle qui a servi de phare pour les marins. La charpente au dessus de cette tour, appelée aussi flèche, n'a été rajoutée qu'en 1568. Le reste de l'édifice a été construit à la fin du 14e siècle. Cette tour quadrangulaire est flanquée de contreforts aux angles. Elle a été bâtie en grès jusqu'à une hauteur de cinq mètres puis en pierre blanche. Le haut a été refait en brique. En haut de cette tour se trouvent trois énormes gargouilles en grès qui représentent les animaux tirés de l'Apocalypse. Elles permettaient d'évacuer les eaux de pluie lorsque la tour servait de phare. En haut de celle-ci se trouvait alors une terrasse où un feu ("foïer") était allumé la nuit pour guider les marins. Par l'architecture de sa tour, cette église fait penser à celle de Berck-ville, du 12e siècle, qui servait aussi initialement de phare. A Verton, cette activité s'est arrêtée au 16e siècle, soit bien avant celle de Berck qui a cessé au 19e siècle.

Vers les fermes Saint-Georges et "Leclercq"

Itinéraire

  • En sortant de la cour, prenez à droite, puis tout de suite à gauche direction "Verton, Waben, Groffliers".

  • Avancez jusqu'au feu et tournez à droite, sur la D 940, direction Berck, Groffliers, Verton.

  • Entrez dans Waben, continuez jusqu'au centre du village, puis tournez à gauche direction Berck.

  • Continuez tout droit vers Groffliers.

  • Entrez dans Groffliers, traversez le village.

  • A la sortie du village, au feu indiquant le passage piéton, tournez à droite, vers Verton, D142. Sortez de Groffliers et continuez sur cette route.

  • Entrez dans Verton et continuez jusqu'au rond-point situé au centre de Verton.

  • Au rond-point, tournez à gauche vers l'église, direction Berck, Rang-du-Fliers.

Vous pouvez vous arrêter sur le parking de l'église.

 

Information

Après le feu, à gauche, vous pouvez observer une carrière toujours en exploitation.

 

A la sortie de Waben, sur la gauche, au n°20, un corps de ferme construit en brique possède un pigeonnier.

 

Lorsque vous sortez de Groffliers, vous retrouvez le paysage typique des Bas-champs, composé de prés et de cultures.
A l'entrée de Verton, au n°96 à gauche, regardez la ferme dont la grange est construite en moëllons de craie et l'habitation en silex. Au n°84, dans une cour, vous pouvez apercevoir un pigeonnier.
Avant d'arriver à l'église, sur la gauche, au n°19, vous pouvez observer une construction en silex. Il est rare que les murs soient montés entièrement en silex, mais on en trouve plusieurs dans Verton.
Sur la place, vous pouvez observer :
- la tour de l'église qui servait de phare,
- une maison édifiée en 1640 comme l'indique ses fers d'ancrages (en face de l'église),
- le Château et son mur d'enceinte en silex.

 

Les Champs captants

La nappe d'eau souterraine présente sous le bassin versant d'Airon-Saint-Vaast représente une ressource en eau potable primordiale pour la ville de Berck et les dix communes voisines.
Pour garantir la qualité de l'eau, des aménagements ont été réalisés sur les terres agricoles présentes autour des captages. Des haies, fascines, bandes enherbées et talus boisés permettent de lutter contre le ruissellement et l'érosion des sols.
Il a été fait le choix de ne plus cultiver certaines terres, situées dans des secteurs où l'eau s'infiltre rapidement dans la nappe, pour limiter le transfert de fertilisants et de produits phytosanitaires. Des saules y ont été plantés, et sont gérés en Taillis à Très Courte Rotation (TTCR). Ces saules ont un double intérêt : ils piègent et éliminent les nitrates et le bois de ces taillis est essentiellement utilisé pour réaliser les fascines.

 

 

Les escargots du bocage, ferme hélicicole

Sylvain Floart s'est lancé dans l'élevage d'escargots en 1995. Ayant commencé avec 90 000 escargots provenant de Chambéry, il en élève aujourd'hui un peu plus de 400 000 dans un parc extérieur de 600m2. Ces escargots gris français ont la particularité de grandir vite. Ils peuvent être consommés au bout de 7 mois.
Pour renouveler son élevage, il en sélectionne environ 50 000 chaque année. Ces 400 000 gastéropodes avalent 100 kg de farine de céréales (Blé, orge, seigle, maïs) chaque jour de Mars à Octobre. Ils adorent l'humidité et aiment que la farine soit humide lorsqu'ils la dégustent. Après la saison, ils hibernent.
Les escargots craignent la pluie parce qu'ils risquent la noyade, le vent parce qu'ils risquent le dessèchement et le gel. Ils ont de nombreux prédateurs comme les oiseaux (en particulier les merles et les corbeaux), les hérissons, les rats, les souris, les musaraignes, etc. Ils dorment le jour et ne se réveillent qu'à la tombée de la nuit.
Le Saviez vous ?
- L'escargot possède au moins 15 000 dents.
- Les escargots sont hermaphrodites. A la naissance, ils sont mâles et doivent s'accoupler pour devenir femelles.
- Le mucus d'escargot est utilisé dans les produits de beauté, notamment comme fixateur. Il est utilisé pour fabriquer un sirop pour enfant qui traite les bronchites et aurait aussi des vertus réparatrices pour traiter l'acné et atténuer rides et cicatrices.
- Il ne faut pas faire "dégorger" les escargots. Les couvrir de sel relève de la torture. Par contre, avant de les cuisiner il est possible de les laver ou alors de les faire jeûner pendant deux ou trois mois jusqu.à ce qu.une opercule apparaisse.

Itinéraire

  • Sortez du parking en tournant à droite. Avancez jusqu'au feu.

  • Au feu tournez à droite, continuez toujours tout droit, et sortez de Verton.

  • Au premier rond-point, prenez la troisième sortie direction Rang-du-Fliers.

  • Au second rond-point, continuez sur la D140, toujours direction Rang-du-Fliers.

  • Au troisième rond-point, prenez la première à droite, D317, direction Montreuil, Campigneulles-les-Grandes et continuez sur cette route.

  • Prenez la première à gauche direction Airon-Saint-Vaast D143.

  • Entrez dans Airon-Saint-Vaast et à l'intersection continuez tout droit dans la rue  Henri Béthouart.

 

 

  • Prenez la deuxième à droite, Impasse St-Georges.

Garez-vous au bout à droite le long du mur pour ne pas gêner la sortie des engins agricoles ainsi que l'accessibilité au hangar de gauche, qui ne fait partie ni de la ferme Saint-Georges ni de celle de M. Leclercq.

 

Information

Après le second rond-point, vous observez sur la gauche le point de vue sur la zone arrière littorale.


Lorsque vous vous dirigez vers Campigneulles-les-Grandes, sur la gauche se trouve le château d'eau de Berck. Autour de celui-ci s'organise tout un système de champs captants.

Vente de Produits de la Ferme

Vous pouvez découvrir l'élevage hélicicole de Sylvain FLOART, au 217 rue Henri Béthouart (fermé le mardi). Il confectionne lui-même des plats cuisinés à base d'escargots : du classique escargot au beurre et à l'ail aux plus inattendus cassoulet, couscous ou pot de viande aux escargots.

Dans l'impasse St-Georges, la ferme de Monsieur Leclercq est la dernière à droite et la ferme Saint-Georges est au fond.
Autour de la propriété de la ferme Saint-Georges, se trouve la source de "la coque bleue".

 

La ferme de Monsieur Leclercq

Monsieur Leclercq élève des vaches laitières et allaitantes et cultive du blé, de l'escourgeon, des betteraves sucrières et des légumes (carottes, flageolets et haricots verts).

Son architecture

Le corps de ferme est très semblable à celui de Monsieur Lefort à Conchil-le-Temple. Curieusement, le sol de cette vaste cour quadrangulaire est en cuvette. Au centre de celle-ci, se dresse un pigeonnier carré (E) composé de deux chambres. Les murs de l'étage ont conservé leurs colombages mais le torchis a été remplacé par des briques. A proximité, l'ancienne fumière est matérialisée par une pelouse. La mare se trouvait derrière la maison du fait de la présence de terres marécageuses.
Nous retrouvons le plan traditionnel de la cense. Les étables (D) sont face à l'habitation (A) et aux anciennes écuries (B). Sur un côté, on retrouve les anciennes porcheries (C) et de l'autre côté la grange (F).
Au nord, l'habitation (A) domine la cour. La belle façade en pierre blanche, exposée au sud, comporte des baies à encadrement de brique rouge. La façade initiale de l'écurie (B) devait compter quatre baies en demi-lune. Deux subsistent à droite de la porte, les deux fenêtres sont surmontées d'un arc plein cintre qui doit correspondre à l'encadrement des deux autres.
La longueur des étables (D) révèle une ferme qui devait avoir un troupeau important.
Généralement on plaçait les vaches au plus près de l'accès des pâtures et à l'autre extrémité les génisses. La façade est rythmée par une série de baies en demi-lune et de portes. La toiture a été modifiée et les pignons rabattus, le toit avait une pente de 50° ce qui donnait un volume de stockage plus important.
Les anciennes porcheries (C)
sont situées sur la gauche à l'entrée de la cour. Ce petit bâtiment sans fenêtre a une façade percée d'une rangée de sept portes identiques à deux battants. La huitième porte, plus petite était celle du local de préparation des aliments.
La grange (F)
était l'espace de stockage en attendant le battage des bottes de céréales. Ce bâtiment est aujourd'hui flanqué d'un appentis moderne qui abrite la salle de traite. La grange, est reconnaissable par la hauteur de ses murs élevés en moellons de craie. Elle possède une grande porte charretière placée au centre, qui permettait de faire pénétrer les chariots remplis de bottes et de les décharger à l'abri.

 

 

 

 

La ferme Saint Georges

Merci de ne pas entrer dans la cour. Vous pouvez observer la ferme depuis la grille.

Aujourd'hui cette ferme n'est plus en activité. La ferme entièrement reconstruite en 1893-1894 a remplacé un ancien corps de ferme en torchis, dont ne subsistent que deux bâtiments B et H.
L'ancienne étable à vache (E) a son pignon daté de 1904. On pénètre dans la cour de cette ferme entre une grange (A) et des étables (F), dont les angles des murs sont arrondis pour faciliter l'accès. Un petit charretil (G) (lieu de remisage des charrettes) a été ajouté.
Les dépendances du corps de ferme sont construites en moellons de craie mais la maison est construite en pierre calcaire taillée. Ses ouvertures ont un encadrement en brique. Un haut perron permet l'accès à l'habitation. A droite de la porte d'entrée, se trouve une niche où a été placée une statue de saint Georges, elle aussi ornée d'un encadrement de brique. La ferme a été vouée à ce saint lors de sa bénédiction par le curé d'Airon, le 5 juillet 1894.
Sur la toiture en ardoise de l'habitation se trouve une lucarne passante à croupe débordante où est encore accrochée une ancienne poulie qui servait à monter les sacs de grains. Il était fréquent que l'on stocke les céréales au-dessus de l'habitation. Celles-ci étalées sur le plancher assuraient une certaine isolation pour l'hiver.
Les anciennes écuries (D)
pouvaient accueillir jusqu'à 18 chevaux. La chambre du maître se trouvait à côté de l'écurie. Il pouvait, grâce à une petite fenêtre, surveiller les chevaux de l'intérieur de la maison. Dans cette grande écurie, il existait en hauteur une "chambre" pour le palefrenier chargé de nourrir et de soigner les chevaux.
Les anciennes porcheries (F)
ont des portes à double-battants qui servaient à l'aération et l'éclairage, tout en laissant les animaux enfermés. L'architecture de ces bâtiments s'est parfaitement adaptée à la pente. Le décrochement des toitures renforce l'identité de chaque bâtiment et évite l'effet de masse. A côté des porcheries se trouve un ancien fournil où était installée une chaudière qui servait à faire cuire l'alimentation des porcs, notamment les pommes de terre.
Au milieu de la cour, l'ancienne fumière était face à l'étable à vaches et à proximité des porcheries. La mare se trouvait derrière l'étable à vaches.
Sur la grange, on remarque un appareillage d'angle harpé, construit en brique sur un mur de moellons. De plus, on retrouve un ornement composé de deux chaînages de brique qui se prolongent sur toutes les façades de la grange. Cette grange a été partiellement détruite lors d'un incendie en 1981.

 

 

 

 

Les sources bleues

L'eau de ces sources est particulièrement pure. Situées à Airon-Saint-Vaast et Airon-Notre-Dame, elles sont la conséquence du phénomène de résurgence de nappes captives composées des eaux de pluie filtrées par le plateau et la vallée. Au dessus des gouffres se forment des tourbillons et des remous d'où l'appellation "puits-tournant".
La couleur bleu outremer des sources est liée aux phénomènes de diffusion de la lumière.
Cet aspect ne vient ni de la présence d'algues bleues, ni d'une réaction chimique. L'eau sur un fond crayeux et blanc opère une sélection chromatique de la lumière solaire. Une partie du spectre lumineux est absorbée par les fonds, et seule la lumière bleue est retenue par les couches liquides supérieures d'où cette apparence en surface.
La température de ces eaux est à peu près constante et elles ne gèlent jamais en hiver. Leur grande profondeur et leur couleur ont alimenté nombre de récits et de légendes.
On les appelle localement "coque bleue" et "coque aux moines".
"Coque aux moines" vient d'une légende : "Un soir de Noël, quatre moines se rendaient au monastère bénédictin de Saint-Josse pour la fête de la Nativité. La campagne étant couverte de neige, ils se seraient perdus et noyés dans cette source. Avec eux furent engloutis le chariot et les quatre chevaux". Ainsi, cette légende dit que "si l'on va le soir de Noël à minuit près de cette source, on entend les moines chanter".

 

Le bâti dans les Bas-champs

L'habitat traditionnel est très disséminé entre noyau villageois et hameaux ou lieux-dits portant souvent un nom en rapport avec le milieu : "près", "champs" ou "marais". Les constructions sont basses et allongées pour résister aux assauts du vent.
Le bâti rural utilise harmonieusement les matériaux disponibles sur place parce qu'à l'époque le transport était peu développé et très coûteux.
Les constructions sont implantées en quadrilatère, formant une cour fermée protégée du vent et des regards, et permettant le regroupement des différentes activités. L'habitation se trouve généralement face à l'entrée pour permettre une surveillance des entrées et sorties des hommes et des animaux.
Les bâtiments latéraux au logis sont au plus proche l'écurie puis les étables. La disposition des autres annexes dépend de l'activité de l'exploitation, celle-ci peut être soit céréalière ou orientée vers l'élevage de bovins ou d'ovins.

 

 

Vers la Ferme de la Fromentière

Itinéraire

  • Remontez l'impasse et tournez à gauche rue Henri Béthouart, continuez tout droit jusqu.au carrefour en passant devant la mairie.

  • Tournez à gauche direction Airon-Notre-Dame, Campigneulles-les-Petites, Sorrus.

  • Prenez la première à gauche, rue du Château et continuez sur cette route.

  • A la fourche, prenez à gauche (D143), puis au calvaire prenez la première rue à droite, direction Saint-Aubin, Saint-Josse D144.

  • Entrez dans Saint-Aubin et au carrefour, tournez à droite direction Sorrus, Montreuil, D144.

  • Passez devant la mairie située sur votre gauche et sortez du village.

  • Prenez à gauche le chemin du Mont Pourri, continuez et traversez le Mont Pourri.

 

 

Information

Un corps de ferme traditionnel situé sur la droite est construit en moellons de craie, avec soubassement en rognons de silex et façade extérieure, ornée de chaînages harpés. Des ouïes verticales assurent la ventilation des étables.
Vous longez le mur d'enceinte d'un château du début du 20e siècle. Sur la gauche apparaît l'entrée de la propriété des sources. Située en bordure du marais de Balançon, cette très vieille ferme fut jadis le château d'Airon. Elle a gardé des vestiges du château féodal qu'elle a remplacé. On parle de manoir fortifié. Sur cette propriété se trouve la source de "la coque aux moines".
 

Le Mont Pourri culmine à une altitude de 62 mètres. Il tient son nom de la présence de nombreuses sources en son sommet. Ce mont est un lambeau de terrain tertiaire dans lequel on trouve des argiles plastiques avec lesquelles on fabriquait les briques.

Le Torchis

Une maison en torchis est constituée d.une ossature en bois, traditionnellement en orme, recevant un lattage en tilleul recouvert de torchis. Le torchis est un mélange d'argile et de foin ou de paille. Les murs sont enduits de chaux destinée à les protéger, en particulier l'orme qui se déforme au contact de l'humidité. Cela explique pourquoi les colombages ne sont pas apparents dans la région. Le bâtiment est ensuite recouvert d'un badigeon de lait de chaux qui lui donne ce blanc caractéristique.
Ces bâtiments ont un toit à forte pente avec une cassure et un prolongement appelés coyau qui permet le ruissellement des eaux pluviales loin des murs. Les soubassements sont construits avec des matériaux plus résistants comme les rognons de silex présents également dans le sol. Utilisés tels qu'ils sont ramassés dans les champs, ils sont assemblés avec un mortier de chaux et maintenus par un cordon de brique. Ce type de matériau empêche l'eau de remonter dans les murs par capillarité.
Les bas de murs étaient généralement goudronnés pour être protégés contre les projetions d'eau.
Aujourd'hui le torchis est relancé pour sa grande inertie et sa capacité à absorber l'humidité, les bruits, les odeurs et les ondes magnétiques. Dans un contexte où les énergies fossiles se raréfient, la terre crue retrouve de l'intérêt avec un faible bilan carbone. De plus c'est un matériau sain.

 

Le port de Quentovic

C'est dans un contexte de transgression marine, où les terres situées à l'ouest de la falaise morte sont submergées, que se développe sur la basse Canche, du 7e au 9e siècle, l'un des principaux centres européens de commerce maritime du haut Moyen Âge, appelé Quentovic. La rivière est alors navigable pour les plus gros navires de l'époque, même bien au delà du site de Montreuil qui méritera pleinement son appellation "sur-Mer". Ce port fut ruiné par la succession des incursions normandes et pirates de 842 à 894. Quentovic était ainsi une ville portuaire au commerce prospère, célèbre sous Dagobert II (652-679), et qui disposait d'un hôtel de monnaie et de bureaux de péage. Elle devint le centre principal des échanges commerciaux entre les Îles britanniques et le monde carolingien (qui a été gagné après 32 années de guerres et de conquêtes par Charlemagne à partir du milieu du 8e siècle et qui constitue le royaume des Francs). Sa fonction semble avoir été uniquement commerciale, administrative et financière. Les fonctions militaire et religieuse semblent s'être localisées ailleurs : peut-être à Montreuil-sur-Mer par exemple.

 

Itinéraire

  • A l'intersection tournez à gauche et poursuivez sur l'axe principal.

  • Entrez dans Saint-Josse et prenez la rue qui monte vers la droite, vers Saint-Josse Centre.

  • Prenez tout de suite la première rue sur la droite avant le Stop, rue des Pèlerins.

  • Au bout de la rue, tournez à gauche dans la rue de l'Etude, puis prenez la première à droite, rue du Presbytère. Le château se situe sur votre droite.

  • Contournez l'église et tournez à droite vers le Stop.

  • Au Stop, tournez à droite rue du Molinel.

  • Au Stop, tournez à gauche.

  • Au niveau d'un virage, prenez le chemin balisé "sentier des Garnoulles".

  • Continuez toujours sur la gauche.

  • Suivre la route principale.

  • Au Stop, tournez à droite, et continuez sur cette route.

  • Continuez, sortez de Villiers et passez la voie ferrée.

  • Entrez dans Trépied, à droite vous êtes à la ferme de la Fromentière.

 

 

Information

La rue des Pèlerins est bordée de chaque côté par des maisons traditionnelles. Dans cette rue, vous retrouvez des constructions en torchis ainsi qu'un pigeonnier dans une cour sur la droite. Vous pouvez vous stationner pour découvrir à pied le centre de Saint-Josse.
Vous arrivez dans une zone très marécageuse. En continuant vous allez traverser une partie de la forêt impériale de Saint-Josse.
 

A l'arrêt au Stop, regardez vers la gauche, dans une cour de ferme se dresse un pigeonnier à tour carrée. Vous vous trouvez sur la route de la Caloterie. Sur la droite, vous pouvez admirer la Ferme du Tertre.
C'est dans les environs de la Caloterie que se trouvait l'ancien port de Quentovic.
Ce chemin vous dirige vers la rue des Bas-champs. Sur la droite, l'entrée d'une ferme traditionnelle en torchis est matérialisée par un portail couvert.
Après le Stop, sur la droite, au n°21, se trouve un corps de ferme avec un pigeonnier.

La ferme de la Fromentière
se situe au 305 rue E. Dusannier D 143 à Trépied, hameau de Cucq.

 

La ferme de la Fromentière

Vous êtes autorisé à entrer dans l'exploitation où vous pourrez approcher quelques poules, cochons et moutons, et à pénétrer dans la cour du corps de ferme.
La ferme de la Fromentière est la propriété de Monsieur DUSANNIER, elle appartient à la famille depuis quatre générations. M Dusannier cultive des betteraves, du lin, du blé, du colza et de l'escourgeon aussi appelé orge d'hiver, et élève des bovins (charolais et limousin) et des porcs.

Vente de Produits de la Ferme

Monsieur et Madame DELMER vous accueillent dans leur magasin des produits du Terroir à la ferme de la Fromentière. Ils vous proposent des produits frais, des plats cuisinés (faits sur place) et des produits du terroir. Le porc et le boeuf sont issus de l'élevage de Monsieur Dusannier. Les légumes sont issus de la culture maraîchère de Sorrus.
Ouvert du mardi au samedi, de 9h à 19h non stop et le dimanche, de pâques à fin septembre de 9h à 12h.

Son histoire

La ferme a subi plusieurs grandes transformations au fil des générations. Comme en témoigne une peinture de Jolley du début du siècle, la maison (A) était basse, en torchis avec un toit de chaume. Au milieu de la cour, le pigeonnier carré, sur pilotis en bois a disparu.
Les toits de chaume ont été remplacés par des toits en tuiles rustiques en raison des risques d'incendie et pour en faciliter l'entretien. Ils se couvrirent ensuite de pannes en terre cuite, dérivées de la tuile flamande. Leur forme en S couché était caractéristique ainsi que leur couleur rouge-ôcre pâle.
L'actuelle habitation, de style villégiature, date de 1910. Le toit en brisis couvert de tuile rouge, possède quatre lucarnes dont une passante qui devait servir à l'engrangement. Dans cette cour, se trouvaient deux habitations différentes (A) et (B). Aujourd.hui, elles ne forment plus qu'une seule habitation.

 

Les anciennes écuries (C) ont conservé leurs auges et leurs râteliers. Dans cette écurie, à l'intérieur près de la porte, vous pouvez observer une écoperche (ancêtre de l'échelle). Elle est composée d'un seul montant fixé à 15 centimètres du mur traversé par des barreaux de bois qui permettent l'ascension. Cet équipement traditionnel a presque disparu.
La façade des étables (D) est rythmée par une série de portes. Les murs gouttereaux (murs de façade reliant les murs pignons portant une gouttière ou un chéneau) ont, comme ceux de l'écurie, un soubassement en brique recouvert d'enduit, une partie couverte de planches posées à clins et une partie en torchis. Le toit est couvert de tuile de pays dite tuile de Samer. Les briques posées sur la faîtière de pannes rondes la protègent des vents.
La façade des anciennes porcheries (E) est percée d.une série de portes à deux battants et d'ouies verticales assurant la ventilation des cases.
Les pierres blanches à peine taillées donnent un aspect irrégulier au pignon de la grange (H). Les angles sont montés en brique appareillée en épis. Le soubassement est un mélange de pierre dure et de silex. Cette grange a la particularité d'avoir un portail décentré. Au milieu de la cour, l'emplacement de l'ancienne fumière et du flot est matérialisé par la pelouse devant la maison.
Le magasin (F)
est situé dans une ancienne grange qui a été rénovée en 2004. Le mur du fond du magasin est en moellons de pierre. Il s'agit de pierres qui ne sont pas taillées ou de façon grossière.
Adossée à cette ancienne grange
une ancienne forge (G) servait à ferrer les chevaux de l'exploitation.

Les Artisans d'Antan

Autrefois, dans chaque bourg et village, on trouvait plusieurs maréchaux-ferrants, charrons (qui fabriquent les charrettes), forgerons et bourreliers (qui fabriquent et vendent des harnais et d'autres produits en cuir pour les chevaux). Le monde rural, au début du 20e siècle, utilisait nombre de chevaux, boeufs et même des vaches pour réaliser les travaux agricoles, ce qui faisait vivre beaucoup d'artisans. Le maréchal-ferrant était chargé en premier lieu du ferrage des animaux, chevaux ou bovins. Durant la période hivernale, les animaux au repos ne nécessitant pas de ferrage, il devenait forgeron et avait en charge la réparation et l'entretien des outils agricoles, comme les socs de charrues, les dents de herses ou les lames de faucheuses. Il fabriquait ou réparait aussi des taillants (serpes, haches, faux et autres faucilles).
Ces métiers ont disparu dans les années 1950-1960 avec la mécanisation agricole.

Vente de Produits de la Ferme

M et Mme NEMPONT du GAEC de la Moliére, au 215 chemin Bouvelet à Cucq vous proposent beurre, fromage blanc, tartes à l'ancienne, fraises, légumes de saison et volailles (sur commande). Ouvert du lundi au samedi de 17h à 19h.

Les Marais

Deux marais arrière-littoraux sont présents dans les Bas-champs du Pas-de-Calais : Celui de Cucq-Villiers géré par le Conservatoire des Sites et celui de Balançon, récemment classé zone Natura 2000 et géré par des propriétaires privés chasseurs. Les marais sont très intéressants pour le maintien de la biodiversité. Ils jouent un rôle primordial en terme de régulation des eaux de pluie. Ils récupèrent les eaux de ruissellement qui descendent du plateau crayeux et ont un rôle épurateur. Les marais dans ce secteur ne sont pas très profonds, ce qui favorise le développement des roselières(où poussent des roseaux). Dans ces espaces co-existent différents milieux, depuis l'eau libre jusqu.aux zones humides boisées. Haies et rangées de saules têtards bordent régulièrement ces milieux. Les zones humides les plus visibles et les plus persistantes sont les réseaux de fossés. Créés par l'homme pour drainer l'eau le long des routes, des champs et pâturages, ils s'avèrent être le refuge d'une vie aquatique importante. Leur végétation est capable d'abriter de nombreuses espèces animales. Sans entretien, les marais sont voués à disparaitre. Lorsque les arbres envahissent progressivement les roselières, c'est l'ensemble de l'écosystème de ces milieux qui est menacé.

 

Le Marais de Villiers

Ce marais fut, pendant des années, l'objet d'une exploitation de tourbe, tandis que les secteurs moins marécageux étaient pâturés. L'abandon de ces pratiques, associé à une tentative d'assèchement par drainage, a favorisé le développement des saules, aux dépens de niches écologiques plus rares. Des opérations de restauration et de gestion écologiques réalisées par le Conservatoire des Sites ont permis de stopper cette dégradation. Le marais de Villiers abrite 185 espèces de plantes sauvages. Il est particulièrement riche en passereaux paludicoles (qui vivent dans les marais) et permet la nidification de certains oiseaux peu répandus dans le Nord-Pas-de-Calais. On y compte 14 espèces différentes de libellules.

Les tremblants

Les tremblants sont des radeaux flottants sur l'eau composés de sphaigne (utilisée pour faire des murs végétalisés comme celui du musée du quai Branly) et de mousse, que l'on trouve surtout dans le marais de Cucq-Villiers. Ces trompe-l'oeil sont dangereux, puisqu'ils donnent l'impression d'un tapis végétal stable.

 

Itinéraire

  • En sortant de la ferme,tournez à droite.

  • Continuez tout droit jusqu'au Cédez le Passage, et tournez à gauche, direction Cucq-Centre.

  • Continuez sur cette route jusqu'au rond-point, et continuez tout droit, direction Merlimont, Berck.

Information

 

 

La route D940 sur laquelle vous vous trouvez longe la côte et dessert les stations balnéaires.

 

Les stations balnéaires

Le tourisme est une invention britannique. Ce phénomène a commencé au 18e siècle avec les jeunes hommes de l'aristocratie anglaise, qui, après leurs études, partaient faire le tour des grandes capitales européennes pour parfaire leur éducation. L'origine des stations balnéaires vient d.une idée typiquement britannique qui date de la révolution industrielle anglaise : transporter, durant la période estivale, la vie mondaine de la capitale vers une ville proche de la mer. Ainsi, la mer et la montagne, qui, pendant longtemps, ont été considérées comme des milieux hostiles, sont devenues des lieux de villégiature. Les Britanniques ont lancé la mode des bains de mer froids qui avaient des vertus thérapeutiques.
Le "désir du rivage" n'est arrivé que plus tardivement en France. Il a commencé sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord. Entre 1783 et 1792, les premières stations françaises, Dieppe, Boulogne et Calais ont été créées. C'est l'arrivée du chemin de fer sur le littoral, par l'ouverture de la ligne Paris-Boulogne en 1848, qui a rendu le littoral accessible aux Français. A partir de 1860, s'amorce la création des stations balnéaires du Touquet et de Berck-Plage. Cette dernière, qui aurait "l'air le plus iodé du Pas-de-Calais" est à cette époque spécialisée dans le traitement de la tuberculose et devient en 1912 "station climatique".
L'explosion du tourisme arrive après la première guerre avec l'arrivée des congés payés en 1936. Commence alors l'avènement du tourisme de masse.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le littoral est transformé en ligne de défense appelée "Mur de l'Atlantique". Les destructions sont nombreuses, en particulier dans les quartiers de front de mer des stations, et notamment à Berck.

 

La tourbe

La présence des cordons dunaires, situés entre la plaine maritime et la mer, entrave l'écoulement des eaux marines et des eaux provenant du plateau crayeux, d'où la présence des zones humides des Bas-champs. La tourbe est le produit de la fossilisation de débris végétaux sur 1000 à 2500 ans dans des milieux humides, dépourvus d'oxygène, appelés tourbières. De vastes marécages tourbeux se sont installés entre la Canche et l'Authie, à savoir, les marais de Cucq-Villiers et de Balançon. Ces zones humides constituent le dernier système tourbeux actif de la région Nord-Pas-de-Calais. L'eau y stagne en permanence : les végétaux morts s'accumulent sans pouvoir être décomposés et donc constituent progressivement la tourbe.
C'est au début du 19e siècle que commença l'extraction de la tourbe dans la région des Bas-Champs. La tourbe est alors le combustible le plus accessible et le plus économique. Suite à l'augmentation de la population et aux importants défrichements, le bois se fait rare et cher et, à cette époque, l'exploitation du charbon est balbutiante et coûteuse. De plus, la cendre de tourbe constituait un engrais recherché, souvent préféré aux cendres de bois. Au milieu du 19e siècle, avec la découverte d'importants gisements de houille dans le Pas-de-Calais, l'exploitation de tourbe se marginalise peu à peu jusqu'aux années 1930, où elle cesse totalement.
Cette activité est à l'origine de nombreuses modifications du paysage du marais, comme le démantèlement des pâtures et l'extension des zones inondées.

 

Le labyrinthe de maïs du Touquet

Chemin des Ardronnières, hameau de Villiers à Saint-Josse.

En famille ou entre amis, pour tous les âges, le labyrinthe vous accueille dans ses 50 000 m2 de dédale. Aux détours des allées, vous devrez résoudre des énigmes, passer des épreuves et vous laisser transporter dans un univers de contes merveilleux.

Ouvert en juillet et août de 10h30 à 19h00 sans interruption, en septembre : les mercredis de 14h à 18h et les Week-end de 12h à 18h. Nocturnes tous les samedis soirs du 18 Juillet au 15 Août (fermeture 23H). Entrée payante

 

Itinéraire

  • Continuez tout droit et passez devant l'Auberge de la Renaissance située sur la gauche. Juste après l'église, prenez la petite route sur votre gauche (route de Capelle).
     

  • A l'intersection avec la rue du Calvaire, continuez vers la droite.

  • Entrez dans Capelle et continuez sur le chemin du marais.

  • Avant la voie ferrée, prenez la rue des Charmettes sur la droite, traversez le village et continuez jusqu'au Stop.

Vente de Produits de la Ferme

"le Jardin des Sables" 1 rue des Tilleuls, sur la D948, à CUCQ (Tél 06 84 18 51 51). Marie-Françoise et Philippe CODRON produisent une gamme de légumes et de fruits rouges de saison. Leurs spécialités : salades, radis, haricots, épinards, tomates, pommes de terre de sable, herbes aromatiques et fruits rouges. Sur le point de vente, vous trouverez aussi des produits d'autres exploitations pour compléter votre panier. Ouverture : du mardi au samedi matin en hiver et du lundi au samedi en saison, de 10h à 12h15 et de 15h à 18h30.

  Information

L'Auberge de la Renaissance est un ancien estaminet. Les estaminets étaient des cafés où l'on pouvait fumer et boire. Ils étaient très nombreux en Belgique et dans le Nord de la France. Aujourd'hui, ils font partie du patrimoine culturel.

La route de Capelle est bordée de saules têtards et de fossés de drainage. On y observe un habitat typique en longère.

 

Les différents types de dunes littorales

Les dunes occupent 91 des 170 km du littoral Nord, Pas-de-Calais et Somme. La dune embryonnaire se nourrit de la laisse de mer (accumulation de débris naturels (algues, bois mort, os de sèche) et de déchets d'origine anthropique apportés par la mer (plastiques, canettes)) pour retenir le sable.
La dune blanche
est proche de la mer et peu végétalisée. On y trouve surtout l'oyat, des lichens et de petites plantes grasses. Il y a quelques siècles, l'oyat était utilisé pour faire du feu et nourrir le bétail. Aujourd.hui, il stabilise les dunes blanches et les empêche de reculer. Au niveau de ces dunes, on trouve beaucoup d'insectes, comme les hannetons. Pour préserver ces dunes, de multiples mesures de plantation ont été instaurées avec des chemins bordés de barrières pour essayer de canaliser les zones de piétinement.
La dune grise
se trouve à l'arrière de la dune blanche. Elle n'est stabilisée qu'en surface, par des mousses et des petites graminées sans longues racines. Cette dune, à l'abris du vent, est colonisée par les lapins et les minotors (petits scarabées). Au début du siècle, jusqu'à 10 000 lapins étaient tués chaque année dans les dunes. La dent du lapin entretenait la végétation rase. La myxomatose a fait diminué la population de lapins au début des années 1950. Cela a entrainé le développement naturel de la végétation et la disparition progressive de la dune grise. Pour la préserver, il faut couper les herbes et empêcher le boisement.
La dune à fourrés
a un sol composé de sable et de terre. On y trouve des troènes et des arbustes à fruits comme l'argousier. Cette dune abrite des petits rongeurs, des renards et des insectes.
La dune boisée,
peuplée d'érables, de frênes, de peupliers, d'aulnes et de chênes, est colonisée par les sangliers, les chevreuils, les écureuils et les faisans.
Grâce aux mesures de gestion et de protection, les dunes se stabilisent.

Les Dunes paraboliques

Ces dunes, en "U", se forment lorsqu.aux extrémités, l'installation d'une végétation en arrête la progression, tandis que la partie centrale, elle, continue à avancer avec le vent.
Les dunes de ce type sont nombreuses à Merlimont et l'une d'elle, située au Sud de l'agglomération de Merlimont-Plage, est un exemple unique de par sa taille et son fonctionnement morphologique toujours actif.
On peut y observer de nombreuses espèces végétales protégées. Merlimont est l'une des dernières stations françaises où l'on trouve la Gentiane amère, mais ce site est menacé par l'urbanisation en périphérie du site.
Des pins ont été plantés pour fixer la dune mais leurs épines appauvrissent les sols en les rendant plus acides.
Aujourd'hui, on préfère y planter différentes espèces de feuillus. Cela évite aussi la prolifération de maladies.

 

Itinéraire
  • Au Stop, tournez à droite (en direction de Merlimont), jusqu'à Merlimont.

  • Entrez dans Merlimont et au feu tournez à gauche, en direction de Berck.

  • Continuez toujours sur cette route et suivez la direction de Berck.

 

Information

Le long de cette route vous pouvez encore observer le paysage spécifique des Bas-champs. Dans les fossés vous retrouvez beaucoup de roselières.
Lorsque vous êtes sur la route de Berck, vous longez les marais sur votre gauche et les dunes sur votre droite.
Vous allez trouver une aire de pique-nique, où vous pouvez vous arrêter.
Là se trouve le départ d'un sentier de randonnée. De là, vous pouvez vous promener dans les dunes et observer la flore de plus près.

Les Dunes de Merlimont

A Merlimont, toutes les sous-unités dunaires sont représentées depuis la dune embryonnaire à oyats à la dune arbustive dominée par l'argousier.
Elles sont situées entre le village de Merlimont, le Hameau de Merlimont-Plage, au Nord, et la ville de Berck au Sud. Il s'agit d'un des meilleurs exemples de massif dunaire littoral de type picard des côtes de la Manche. Il est d'un grand intérêt paysager, pédagogique et écologique. Son écosystème regroupe à lui seul tous les stades de développement d.une dune. Le site se compose de deux cordons dunaires, allongés Nord-Sud, parallèles à la côte. Ils sont séparés par une vaste dépression sableuse, appelée panne, plus ou moins humide selon les fluctuations de la nappe proche de la surface. Ces mares d'eau douce permettent l'installation d'espèces végétales hygrophiles (qui aiment l'humidité) et aquatiques. Les dunes littorales appelées aussi dunes blanches ont moins d'un siècle et peuvent atteindre 27 mètres de haut. Celles situées dans les terres ont quelques siècles et culminent à près de 40 mètres. Ici, dans le milieu océanique tempéré, le fonctionnement de la dynamique dunaire est soumis à une triple action : celle de la mer, du vent et de la végétation.
La morphologie dunaire, extrêmement variée, fait de ce site un véritable musée de formes éoliennes, sans doute l'un des plus riches en Europe.

Le Cimetière de Berck ville

Le cimetière de Berck-sur-Mer, lieu de souvenirs et de recueillement, possède plusieurs particularités :

  • Il est situé autour de l'église paroissiale de Berck-ville. Cette implantation est classique pour les petites communes en général rurales, mais l'est beaucoup moins pour une ville importante. Cela s'explique par l'histoire de Berck : Berck est pendant des siècles, une simple petite bourgade de pêcheurs, mais après 1850 la ville connait une extension très rapide avec l'apparition des hôpitaux et la mode des bains de mer.

  • Dans l'axe de l'allée centrale du cimetière est érigé le monument aux morts de la commune. Dans toutes les communes de France, ce monument est érigé sur une place ou un autre lieu symbolique.

  • Ce monument qui se présente sous la forme d'une obélisque, domine un cimetière militaire. On peut se demander pourquoi un cimetière militaire est présent à Berck alors que cette ville n'était pas un lieu d'affrontements. Lors de la Première Guerre Mondiale, Berck-ville vit défiler plusieurs milliers de blessés, soignés dans les 2025 lits des 23 hôpitaux berckois, qui étaient, pour la plupart, des hôpitaux militaires temporaires.

  • Un monument unique élevé à la mémoire des Infirmières mortes pour la France dans leur mission y est implanté.

On retrouve aussi dans le cimetière de Berck un nombre important de monuments, caveaux collectifs et chapelles. Dans les caveaux collectifs sont inhumées, par congrégation, les Religieuses qui, de l'origine du Berck Hospitalier jusque dans les années d'après guerre, travaillaient dans presque la totalité des hôpitaux Berckois. La construction des chapelles est la conséquence lointaine de la fin des privilèges et des droits féodaux. Avant l'abolition, selon le rang social, le nom ou le titre, on pouvait être enterré dans l'église. Quand cette possibilité disparut, certaines familles se firent construire leur petite "église". Cette tradition s'est perpétuée dans le temps jusqu'au 19e siècle.
D'après les recherches de Jean-Max Gonsseaume

L'Eglise Saint-Jean-Baptiste de Berck-ville

Cette église est composée d'une tour d'une hauteur de 30 mètres, construite au 12-13e siècle. Cette tour est à l'origine le "Foïer" du village, c'est-à-dire la tour de garde et de prévention des dangers du rivage, qui est alors très proche. Ainsi, l'ancêtre du phare va voir sa fonction disparaître au fur et à mesure du recul du rivage. Il disparaîtra totalement au 19e siècle.
En plus de l'ancienne fonction de la tour, cette église possède une autre particularité. Le niveau actuel du sol est surélevé par rapport à celui du sol d'origine. Des fouilles réalisées en 1899 ont permis de retrouver le carrelage primitif à 1,25 mètre de profondeur. Autrefois, on pénétrait dans la nef par la porte latérale car l'ouverture de la tour n'était pas assez large et ne fut élargie qu'en 1851 pour devenir un passage praticable. Cette entrée correspondait à l'ancienne fenêtre du premier étage de la tour. Cette élévation du niveau du sol est due à un phénomène naturel. Comme bon nombre des communes alentours, Berck a souffert de l'ensablement, repoussant le village à l'intérieur des terres et modifiant la topographie.

 

La Charolaise

On reconnaît la Charolaise à sa robe uniformément blanche voire crème et à son museau blanc rosé. De caractère doux et maternel, la Charolaise est élevée pour la production de viande et autrefois comme animal de trait. Son origine n'est pas établie. Pour certains, elle aurait été ramenée des croisades par les seigneurs de Damas et pour d'autres, elle serait venue d'Europe centrale avec les grandes invasions. Cantonné jusqu'en 1773 dans la vallée de l'Arconne drainant les régions Charolaise et Brionnaise, l'élevage de cette race s'est étendu petit à petit au territoire français pour atteindre le nord de la France au 20e siècle.

Pour plus d'informations

Les Offices de Tourisme (OT) vous renseignent sur les offres de restauration et d'hébergement dans le Pays Maritime et Rural du Montreuillois, n'hésitez pas à les contacter. Ils vous informent également sur toute l'offre touristique du territoire : musées, randonnées, spectacles ...


OT Camiers Sainte-Cécile,
Résidense Holiday Beach à CAMIERS Tel : 03 21 84 72 18, site : www.camiers.fr
Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de14h à 17h30 (le vendredi 17h) et samedi matin de 9h30 à 12h.

OT Cucq - Trépied - Stella, 1397 Place des Etats-Unis à STELLA Tel : 03 21 09 04 32, site : www.stella-plage.fr
Ouvert de septembre à mai tous les jours de 9h à 12h et de 15h à 17h, en juin, tous les jours de 9h à 12h et de 15h à 18h, et en juillet et août, tous les jours de 9h à 12h et de 15h à 19h.

OT Etaples-sur-Mer, Boulevard Bigot Descelers à ETAPLES-SUR-MER Tel : 03 21 09 56 94, site : www.etaples-tourisme.com
Ouvert d'octobre à mars du lundi au samedi de 10h à 12h 30 et de 14h à 17h, d'avril à juin et en septembre, tous les jours de 9h 30 à 12h 30 et de 14h à 18h, et en juillet et août, tous les jours de 9h 30 à 18h 30.

OT Le Touquet-Paris-Plage, place de l'Hermitage au TOUQUET Tel : 03-21-06-72-00, site : www.letouquet.com
Ouvert d'avril à septembre de 9h à 19h (les dimanches et jours fériés de 10h à 19h), et d'octobre à mars de 9h à 18h (les dimanches et jours fériés de 10h à 18h).

OT Merlimont, rue Marche à MERLIMONT
Tel : 03-21-94-32-90, site : www.merlimont.fr
Ouvert d'avril à Septembre de 9h à 12h30 et de 14h à 18h (les dimanches et jours fériés de 10h à 12h et de 15h à 17h), et d'octobre à Mars de 9h à 12h30 et de 14h à 17h (le samedi de 9h à 12h30).

OT Berck-sur-Mer, Place de l'entonnoir à BERCK-SUR-MER Tel : 03-21-09-50-00
Ouvert de septembre à juin de 10 à 12h et de 14h à 18h du lundi après-midi au dimanche (fermeture le dimanche en décembre et janvier), et en juillet et août de 9h à 19h (fermé le lundi matin).

OT Rang-du-Fliers, 152 route de Merlimont à RANG-DU-FLIERS Tel : 03-21-84-34-00, site : www.ot-rangdufliers.com
Ouvert d'octobre à mars de 9h à 12h et de 14h à 18h du mardi au vendredi, d'avril à juin de 14h30 à 18h le lundi, de 9h à 12h et de 14h30 à 18h du mardi au samedi, de 9h à 12h le dimanche, et en juillet et août de 10h à 12h et de 15h à 18h30 tous les jours

OT Montreuil-sur-Mer et ses Vallées, 21 rue Carnot à MONTREUIL-SUR-MER Tel : 03-21-06-04-27, site : www.tourisme-montreuillois.com
Ouvert de novembre à mars de 10h à 12h et de 14h à 17h (fermé dimanche et jours fériés) d'avril à juin et de septembre à octobre de 10h à 12h30 et de 14h à 18h (dimanche et jours fériés de 10h à 12h30), et en juillet et août de 10h à 18h et le dimanche de 10h30 à 12h30 et de 15h à 17h, les jours fériés de 10h à 12h30

OT du canton d'Hucqueliers, 14 la Grand Place à HUCQUELIERS Tel : 03-21-81-98-14, site : www.ot-hucqueliers.com
Ouvert d'octobre à mars de 9h à 12h et de 14h à 17h du lundi au vendredi, d'avril à septembre de 9h à 12h et de 14h à 17h du lundi au samedi (dimanche et jours fériés : de 10h à 12h).

Conception- Réalisation
Campagnes Vivantes : S. JOUBERT, M. TILLIE et A.VASSEUR
Chambre d'Agriculture - L. RYCKEBUSCH

Partenaires
Pays Maritime et Rural du Montreuillois
Communauté de Communes du canton d'Hucqueliers
Communauté de Communes du Montreuillois
Communauté de Communes Opale Sud
Communauté de Communes Mer et Terres d'Opale
Offices de Tourisme
Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais

Crédit Photo
Campagnes Vivantes - FDSEA - Chambre d'Agriculture

Sites Internet
www.campagnes-vivantes.asso.fr
www.pdc.chambagri.fr
www.cc-hucqueliers.fr
www.mer-terres-opale.fr
www.cc-montreuillois.fr
www.opale-sud.com