Itinéraire découverte des fermes et du patrimoine rural
des Bas-champs
Pays Maritime et Rural du Montreuillois
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Avant de commencer .... L'appellation Bas-champs vient de la localisation géographique de ces terres. Elles ont une altitude très basse et peuvent même être en dessous du niveau de la mer.
...Bonne Découverte
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Le paysage des Bas-champs Du côté de l'Authie, on retrouve principalement un paysage de bocage, avec des prairies et des vergers ceinturés de fossés et de haies. La baie d'Authie est plus naturelle que celle de la Canche. Les haies bocagères y sont encore très présentes et abritent une grande variété d'essences et une faune riche. Elles ont un rôle de brise-vent, très utile dans ce secteur. Les surfaces dégagées sont utilisées pour l'élevage et pour la culture. Le sol des Bas-champs est composé de sédiments argilo-sableux et les terres ont été assainies par des fossés très nombreux. Les digues comme les canaux et les conduits d'évacuation des surplus d'eau (aussi appelés "nocs" dans la Somme) sont constamment surveillés et entretenus. Dans ce paysage, l'espace est organisé en fonction de l'eau. Il est tramé par des fossés qui permettent un drainage permanent des terres poldérisées. |
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La Falaise morte On appelle falaise morte une falaise qui n'est plus en contact avec l'eau et dont l'évolution n'est plus liée à l'action de la mer. De l'époque gallo-romaine (4e siècle) jusqu'au milieu du Moyen Age (11e siècle), la Manche arrivait, lors des plus fortes invasions marines, au pied du plateau crayeux de l'Artois. La mer recouvrait une grande partie de l'actuelle Plaine Maritime Picarde, mais cette submersion n'était ni permanente, ni totale. Au 12e siècle, la mer se retire progressivement. Le long de cette falaise a été construite la ligne de chemin de fer Paris-Calais car il était impossible d'implanter cette ligne plus près du littoral du fait de l'instabilité du sol dans les Bas-champs. Avec le phénomène naturel d'érosion, cette falaise n'est plus visible, mais elle marque bien la limite entre la plaine maritime argilo-sableuse et le plateau crayeux recouvert d'une couche plus ou moins importante de limon et localement mélangé d'argile à silex et de sable.
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Vers le château du Pas d'Authie
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Itinéraire Vous êtes à l'office de Tourisme de Berck, au 5 Av F. Tattegrain. Au premier rond-point, prenez la première à droite, direction Groffliers, Verton. Au deuxième rond-point prenez la route en face, la D940 direction Groffliers, Conchil-le-Temple et continuez tout droit. Entrez dans Groffliers et prenez la première à droite, rue Royon-des-Places. A l'intersection continuez tout droit. Plus loin, la route est bordée d'arbres. Au carrefour prenez la "Basse Rue" sur votre gauche, direction "Baie d'Authie, Plage et Port de la Madelon".
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Information Observez la dune blanche située sur votre droite.
Elle est dite blanche parce qu'elle n'est pas recouverte par la
végétation. De chaque côté de la rue Royon-des-Places, vous pouvez observer le paysage typique des Bas- champs : des prairies utilisées pour l'élevage de bovins à viande comme la vache charolaise ou de vaches laitières, et des cultures comme le maïs.
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Les Renclôtures A partir du 16e siècle, l'action de l'homme accéléra le
processus de colmatage naturel commencé dès le 11e siècle. La
construction de digues mit hors d'atteinte des plus hautes marées les
zones récemment colmatées et permit de gagner de nouveaux pâturages
appelés "renclôtures". Ces terres étaient convoitées par le monde
agricole, car les sables apportés par la mer se mélangeaient avec les
vases et les tourbes pour former une terre fertile. Chaque digue était
longée par un fossé de drainage. Aujourd'hui, ces fossés sont moins
nombreux dans le paysage du fait de l'installation à partir de 1990 de
drains dans le sol. Quatre écluses installées sur la Canche, entre
Etaples et la Caloterie, expliquent l'augmentation de terres utilisées
pour la grande culture dans les Bas-Champs. On y cultive des céréales,
des protéagineux et des plantes sarclées (Pommes de terre, Betteraves,
Carottes, Fèves, etc.). Dans la région du Marquenterre, au sud de la Baie d'Authie, les digues sont communément appelées "Royons". Ainsi, on retrouve encore aujourd.hui des chemins appelés "royon" qui suivent le tracé général des a n c i e n n e s digues. Le plus vieux de ces royons est celui "des places" qui doit dater de 1576. Vous trouverez cette rue dans le circuit, à Groffliers.
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Les Saules têtards Bien adaptés aux terrains humides, les saules blancs
taillés en têtard sont très présents dans le paysage. Ils bordent
ponctuellement les chemins, prairies et réseaux de fossés des marais de
Balançon. |
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Itinéraire
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Information Le long de la route, sur la gauche, vous pouvez observer
un alignement de saules têtards, qui signalent une zone humide. Vous
longez ensuite une dune gérée par le Conservatoire du Littoral sur
laquelle un sentier de randonnée a été aménagé. Vous approchez ensuite
une grande propriété située sur la gauche, n°170. En face du portail de
celle-ci, une allée appelée "allée des roses" a été réouverte. |
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La chasse à la hutte Une hutte est une installation pérenne destinée à la
chasse, elle peut être fixe ou flottante. Cette chasse traditionnelle au
gibier d'eau (vanneaux, courlis, bécassines, canards souchet, sarcelles,
canards colvert, oies et oiseaux migrateurs) est une activité plutôt
nocturne. Elle se pratique d'octobre à février, lors des migrations
automnales et hivernales. |
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La Madelon Avec ce lieu-dit, la commune de Waben conserve un peu de
sa vocation maritime qui remonte au Moyen Âge. A cette époque, Waben,
troisième ville du Ponthieu après Abbeville et Montreuil-sur-Mer, était
un port prospère. L'ensablement de l'Authie, qui a commencé au 13e
siècle, l'a isolé progressivement de la mer. Aujourd'hui, un petit port
de plaisance subsiste dans ce hameau au niveau de l'estuaire. A la
Madelon se jette le Fliers qui est une rivière ayant la particularité de
se séparer en deux pendant sa course au niveau d'Airon-Saint-Vaast et d'Airon-Notre-Dame.
Une partie va vers la Canche au nord et l'autre vers l'Authie au sud.
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Itinéraire
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Information A Waben, en 1860, des sépultures gallo-romaines sont
découvertes. Elles datent de la fin du 5e siècle, lorsque régnait
Clovis. Vous vous trouvez au bord de l'estuaire de l'Authie, où
se niche un petit port de plaisance. Si vous voyez un vieux gréement,
vous êtes sûrement en présence de la "Marianne-Toute-Seule" (flobart
traditionnel). Les estuaires se caractérisent par leur forme évasée et par la remontée de l'eau de mer. Ainsi, dans cette zone, on trouve de l'eau de mer et de l'eau douce, ce qui en fait un milieu peuplé d'une végétation très spécifique. Seules certaines plantes peuvent se développer dans les milieux saumâtres.
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Les Templiers Un Templier pouvait être soit un chevalier, un chapelain
ou un frère lais. L'ordre du Temple est un ordre militaire et religieux
qui a été fondé en 1119 à Jérusalem par Hugues de Pains, Geoffroy de
Saint-Omer et sept autres chevaliers. D'abord appelés les Pauvres
Chevaliers du Christ, ils prennent le nom de Chevaliers du Temple ou
Templiers en 1130 parce que le roi de Jérusalem leur donna un palais
près de l'emplacement du Temple de Salomon. Parmi les ordres
internationaux, c'est le seul qui soit d'origine purement française. |
Conchil-le-Temple Le nom de ce village est intimement lié à l'histoire des Templiers. C.est vers le 12e siècle qu.une maison de Templiers, appelée "le Templeles-Waben" fut installée au lieu-dit "la Commanderie". Elle était située entre deux chemins dont l'un conduisait à Waben et l'autre à Montreuil. Peu à peu des maisons se groupèrent autour de l'établissement templier, donnant naissance à la commune du Temple. C.est dans cette maison que résidaient en 1307 les Templiers Raoul de Monteswis et Eudes d'Écuires qui furent arrêtés à Montreuil et brûlés.
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Itinéraire
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Information Les paysages autour de vous, toujours spécifiques des
Bas-champs, sans relief et de très basse altitude, sont ici
principalement des paysages de cultures, comme celles du blé et du maïs.
Avant le feu, sur la droite, la carrière est
toujours exploitée. Dans la petite rue vous longez le mur du château sur la droite. Le parking du domaine se situe face à la carrière réaménagée en plan d'eau. Si le portail est ouvert, vous pouvez entrer dans la première cour, sinon observez de l'extérieur. |
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Le domaine du Pas d'Authie Transmis de génération en génération par héritage depuis au moins 1311, il a toujours appartenu aux Moullart de Vilmarest, barons de Torcy. Son histoire L'histoire du domaine commence bien avant celle du
château ou du manoir. Une maison forte avait vraisemblablement été
construite pour garder le passage à gué ou "Pas" sur l'Authie qui coule
à environ 300 mètres à l'ouest du parc actuel. Ce passage était le
premier depuis la mer et seulement praticable à marée basse. Il était
doublé par un bac à marée haute. La famille conserve une charte du début
du 14e siècle lui donnant pour mission d'entretenir le bac. Un pont fut
finalement construit en 1846 à une centaine de mètres en amont du gué,
dit "Pont à cailloux", car son lit avait été empierré. En 1944, il fut
détruit par les Allemands pour ralentir l'avancée des Canadiens et le
pont actuel fut construit plus en amont.
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Son architecture Côté est : la façade principale du château n'est pas celle par laquelle on l'aborde de nos jours. Les plans du château ont été réalisés avant la construction de la ligne de chemin de fer. L'entrée initiale côté parc n'a donc jamais pu avoir cette fonction. Deux bâtiments dessinent avec le château un plan en U. Le matériau utilisé pour la construction du château est la brique d'argile jaunâtre du pays cuite sur place.
Côté ouest : La travée centrale de l'actuelle façade principale est surmontée d'une horloge entourée d'un riche décor de feuillage. Elle se trouve face à un parc, dit "Jardin anglais", dessiné et planté dans le goût du 19e siècle vers 1850 à l'emplacement de la cour de ferme de l'ancien manoir du 16e siècle dont il ne reste aujourd'hui que le colombier (remanié au 18e siècle).
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Le Parc Ce jardin anglais planté depuis plus de 150 ans est ordonné autour du rond central sous lequel est enfoui l'ancien puits de la ferme qui occupait tout le parc. Un des murs des gîtes appartenait à cette ferme. On trouve dans ce jardin des sophoras, verniers du japon et des tilleuls, ainsi qu'une alternance entre pelouses et bosquets. Une allée en fait le tour. Le petit étang ceinturé de buis et de lauriers recueille les eaux des toits du Château. Monsieur et Madame de Torcy vous proposent un circuit de découverte du jardin et de ses arbres anciens remarquables. Ouvert de Juillet à Septembre du jeudi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.Entrée payante
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Les carrières On appelle gravières les carrières d'où on extrait la
grave (mélange de gravillons et de sable). Elles sont très nombreuses au
niveau de la falaise morte de Conchil-le-Temple à Verton (limite des
Bas-champs). Ces gisements sont constitués d'une superposition, datant
du quaternaire, de bancs de galets de silex provenant de la craie, et de
sable. Ces différents affleurements, du fait de leur orientation
nord-sud, se trouveraient donc sur d'anciens cordons dunaires. Les
produits d'exploitation de ces carrières (sables, graviers et galets)
servent aux constructions et aux travaux publics. Situées à fleur de
nappe phréatique, elles s'emplissent naturellement d'eau au cours de
leur exploitation. Dans un peu plus d'une dizaine d'années, avec la
raréfaction de cette matière première non renouvelable, les
exploitations des gravières vont cesser. Elles seront reconverties en
plan d'eau à vocation naturaliste et touristique, comme c'est déjà le
cas à Conchil-le-Temple avec la base de loisirs et la zone protégée
aussi appelée "zone tranquillisée".
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La Populiculture Au milieu du 19e, la tendance aux plantations de
peupliers s'affirme dans les vallées alluviales de l'Authie et de la
Canche. Dans le Nord-Pas-de-Calais on compte environ 12 000 hectares de
peupleraie.
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Vers la ferme des glycines
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Itinéraire Du domaine du Pas d'Authie
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Information
En prenant cette rue en direction de Colline-Beaumont, regardez sur la gauche pour aborder le château sous un autre angle. A l'entrée du village vous pouvez voir sur la droite, à
l'intérieur d'une cour, une belle grange en torchis. Vous êtes alors dans la rue de la Mairie et juste après celle-ci, observez sur la gauche, la petite maison au portail couvert située au n° 44. Vous vous trouvez au 45 rue de Berck à Conchil-le-Temple. Vous pouvez entrer dans la première cour.
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La ferme des glycines Cette ferme de polyculture élevage est la propriété de Monsieur et Madame Lefort. Monsieur Lefort élève des vaches de race charolaise et cultive des betteraves sucrières, du blé, de l'orge d'hiver, des pommes de terre pour la consommation, ainsi que des haricots verts et carottes qui respectent un cahier des charges strict. Son architecture Dans une première cour, nous retrouvons le plan traditionnel de la cense, avec l'habitation et les anciennes écuries sur un côté, une ancienne bergerie le long de la rue, la grange située à droite de l'habitation et les étables qui sont face à la maison. Un pigeonnier de base carrée est planté au milieu. L'habitation (A) est une vaste demeure construite en 1850, en brique rouge foncée. Elle remplace une ancienne maison sans étage, qui s'inscrivait dans la continuité des toits de l'ancienne laiterie et des écuries. De cette ancienne maison ne subsiste que la cave.A côté de l'habitation se trouve un petit bâtiment qui servait de fournil (B), et dont on retrouve encore la cheminée au niveau du toit. De l'autre côté de l'habitation se trouvent les anciennes écuries (C). Elles étaient toujours situées à côté de l'habitation parce que le cheval était considéré comme un bien précieux. Les chevaux étaient un moyen de traction indispensable pour pouvoir cultiver les terres mais ils assuraient aussi les déplacements vers le bourg. Cette écurie a été modernisée, et une porte coulissante à linteau a été installée. Celle-ci permet une meilleure accessibilité pour les nouveaux engins servant à l'entretien des étables. Sur le toit en ardoise, se trouve une lucarne passante. On retrouve ce type de lucarne au niveau des étables. Les étables (D) se situent en face de la maison. Cette position permettait une meilleure surveillance du troupeau. Ce qui frappe l'oeil lorsqu'on observe ce long bâtiment, c'est l'harmonie ordonnée par la répartition des petites baies en demi-lune, des portes et des lucarnes. La façade de l'étable est agrémentée de larmiers en
brique. Le larmier inférieur est taillé en forme de corniche, il
souligne l'ensemble des baies en demi-lune. Le larmier supérieur est une
simple bande en saillie. Les baies en demi-lune sont surmontées d'une
archivolte, qui se présente sous la forme de bandeaux moulurés. La
disposition des lucarnes sur la façade correspond à la répartition des
étables. L'architecture des murs est semblable à celle de l'étable et chaque porte est encadrée par deux baies. A l'intérieur les murs ne datent pas tous de la même époque. La façade côté cour est construite en moëllons de craie avec soubassement en brique. Les autres murs extérieurs sont construits en brique. Elle a subi des transformations avec le percement de grandes portes à linteaux. Auparavant, la bergerie était très vaste et ne possédait pas de cloisons. La grange (F) initialement située à droite de l'.habitation, a été remplacée par une construction moderne qui sert de stabulation pour les vaches. Le pigeonnier (G), bâti sur deux niveaux, est une belle maçonnerie sur plan carré. Construit en brique rouge foncée et agrémenté d.une ornementation en brique jaune, il est composé d.une chambre basse, réservée probablement au stockage, et d'une chambre haute tapissée de boulins qui accueillent le nid des pigeons. On accède à cette chambre par une échelle. Son toit d'ardoise à quatre pans se termine par un épi supportant une girouette. Un chenil couvert d'ardoise est adossé au pigeonnier. Dans son prolongement, l'emplacement de l'ancienne fumière située en face des étables est marqué par un muret.
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Les pigeonniers Avant la Révolution, posséder un pigeonnier était un
privilège ; seuls les nobles et les moines avaient le droit d'élever des
pigeons. Ces oiseaux servaient de messagers et cette fonction de
courrier fera du pigeon un instrument de pouvoir. Cela explique en
grande partie ce privilège car les messageries seigneuriales et royales
monopolisaient le droit de possession de colombier. L'abolition des
privilèges, dans la nuit du 4 août 1789, permit à tout à chacun de
posséder son propre pigeonnier. On vit alors, dans les campagnes, s'en
ériger un grand nombre, avec des propriétaires joignant l'utile à
l'agréable qui s'attachaient à faire construire des pigeonniers à
l'architecture recherchée. Les propriétaires rivalisaient alors
d'ingéniosité pour que leur pigeonnier soit plus beau et plus original
que celui de leur voisin. |
L'église de Verton Cet édifice est l'une des plus grandes églises rurales du Montreuillois. Elle possède une tour construite au début du 14e siècle qui a servi de phare pour les marins. La charpente au dessus de cette tour, appelée aussi flèche, n'a été rajoutée qu'en 1568. Le reste de l'édifice a été construit à la fin du 14e siècle. Cette tour quadrangulaire est flanquée de contreforts aux angles. Elle a été bâtie en grès jusqu'à une hauteur de cinq mètres puis en pierre blanche. Le haut a été refait en brique. En haut de cette tour se trouvent trois énormes gargouilles en grès qui représentent les animaux tirés de l'Apocalypse. Elles permettaient d'évacuer les eaux de pluie lorsque la tour servait de phare. En haut de celle-ci se trouvait alors une terrasse où un feu ("foïer") était allumé la nuit pour guider les marins. Par l'architecture de sa tour, cette église fait penser à celle de Berck-ville, du 12e siècle, qui servait aussi initialement de phare. A Verton, cette activité s'est arrêtée au 16e siècle, soit bien avant celle de Berck qui a cessé au 19e siècle. |
Vers les fermes Saint-Georges et "Leclercq"
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Itinéraire
Vous pouvez vous arrêter sur le parking de l'église. |
Information Après le feu, à gauche, vous pouvez observer une carrière toujours en exploitation.
A la sortie de Waben, sur la gauche, au n°20, un corps de ferme construit en brique possède un pigeonnier.
Lorsque vous sortez de Groffliers, vous retrouvez le
paysage typique des Bas-champs, composé de prés et de cultures.
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Les Champs captants La nappe d'eau souterraine présente sous le bassin
versant d'Airon-Saint-Vaast représente une ressource en eau potable
primordiale pour la ville de Berck et les dix communes voisines.
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Les escargots du bocage, ferme hélicicole Sylvain Floart s'est lancé dans l'élevage d'escargots en
1995. Ayant commencé avec 90 000 escargots provenant de Chambéry, il en
élève aujourd'hui un peu plus de 400 000 dans un parc extérieur de
600m2. Ces escargots gris français ont la particularité de grandir vite.
Ils peuvent être consommés au bout de 7 mois. |
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Itinéraire
Garez-vous au bout à droite le long du mur pour ne pas gêner la sortie des engins agricoles ainsi que l'accessibilité au hangar de gauche, qui ne fait partie ni de la ferme Saint-Georges ni de celle de M. Leclercq. |
Information Après le second rond-point, vous observez sur la gauche le point de vue sur la zone arrière littorale.
Dans l'impasse St-Georges, la ferme de Monsieur Leclercq
est la dernière à droite et la ferme Saint-Georges est au fond.
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La ferme de Monsieur Leclercq Monsieur Leclercq élève des vaches laitières et allaitantes et cultive du blé, de l'escourgeon, des betteraves sucrières et des légumes (carottes, flageolets et haricots verts). Son architecture Le corps de ferme est très semblable à celui de Monsieur
Lefort à Conchil-le-Temple. Curieusement, le sol de cette vaste cour
quadrangulaire est en cuvette. Au centre de celle-ci, se dresse un
pigeonnier carré (E) composé de deux chambres. Les murs de l'étage ont
conservé leurs colombages mais le torchis a été remplacé par des
briques. A proximité, l'ancienne fumière est matérialisée par une
pelouse. La mare se trouvait derrière la maison du fait de la présence
de terres marécageuses. |
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La ferme Saint Georges Merci de ne pas entrer dans la cour. Vous pouvez observer la ferme depuis la grille. Aujourd'hui cette ferme n'est plus en activité. La ferme
entièrement reconstruite en 1893-1894 a remplacé un ancien corps de
ferme en torchis, dont ne subsistent que deux bâtiments B et H. |
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Les sources bleues L'eau de ces sources est particulièrement pure. Situées
à Airon-Saint-Vaast et Airon-Notre-Dame, elles sont la conséquence du
phénomène de résurgence de nappes captives composées des eaux de pluie
filtrées par le plateau et la vallée. Au dessus des gouffres se forment
des tourbillons et des remous d'où l'appellation "puits-tournant". |
Le bâti dans les Bas-champs L'habitat traditionnel est très disséminé entre noyau
villageois et hameaux ou lieux-dits portant souvent un nom en rapport
avec le milieu : "près", "champs" ou "marais". Les constructions sont
basses et allongées pour résister aux assauts du vent.
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Vers la Ferme de la Fromentière
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Itinéraire
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Information Un corps de ferme traditionnel situé sur la droite est
construit en moellons de craie, avec soubassement en rognons de silex et
façade extérieure, ornée de chaînages harpés. Des ouïes verticales
assurent la ventilation des étables. Le Mont Pourri culmine à une altitude de 62 mètres. Il tient son nom de la présence de nombreuses sources en son sommet. Ce mont est un lambeau de terrain tertiaire dans lequel on trouve des argiles plastiques avec lesquelles on fabriquait les briques. |
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Le Torchis Une maison en torchis est constituée d.une ossature en
bois, traditionnellement en orme, recevant un lattage en tilleul
recouvert de torchis. Le torchis est un mélange d'argile et de foin ou
de paille. Les murs sont enduits de chaux destinée à les protéger, en
particulier l'orme qui se déforme au contact de l'humidité. Cela
explique pourquoi les colombages ne sont pas apparents dans la région.
Le bâtiment est ensuite recouvert d'un badigeon de lait de chaux qui lui
donne ce blanc caractéristique. |
Le port de Quentovic C'est dans un contexte de transgression marine, où les terres situées à l'ouest de la falaise morte sont submergées, que se développe sur la basse Canche, du 7e au 9e siècle, l'un des principaux centres européens de commerce maritime du haut Moyen Âge, appelé Quentovic. La rivière est alors navigable pour les plus gros navires de l'époque, même bien au delà du site de Montreuil qui méritera pleinement son appellation "sur-Mer". Ce port fut ruiné par la succession des incursions normandes et pirates de 842 à 894. Quentovic était ainsi une ville portuaire au commerce prospère, célèbre sous Dagobert II (652-679), et qui disposait d'un hôtel de monnaie et de bureaux de péage. Elle devint le centre principal des échanges commerciaux entre les Îles britanniques et le monde carolingien (qui a été gagné après 32 années de guerres et de conquêtes par Charlemagne à partir du milieu du 8e siècle et qui constitue le royaume des Francs). Sa fonction semble avoir été uniquement commerciale, administrative et financière. Les fonctions militaire et religieuse semblent s'être localisées ailleurs : peut-être à Montreuil-sur-Mer par exemple.
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Itinéraire
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Information La rue des Pèlerins est bordée de chaque côté par des
maisons traditionnelles. Dans cette rue, vous retrouvez des
constructions en torchis ainsi qu'un pigeonnier dans une cour sur la
droite. Vous pouvez vous stationner pour découvrir à pied le centre de
Saint-Josse. A l'arrêt au Stop, regardez vers la gauche, dans une
cour de ferme se dresse un pigeonnier à tour carrée. Vous vous trouvez
sur la route de la Caloterie. Sur la droite, vous pouvez admirer la
Ferme du Tertre.
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La ferme de la Fromentière Vous êtes autorisé à entrer dans l'exploitation où vous
pourrez approcher quelques poules, cochons et moutons, et à pénétrer
dans la cour du corps de ferme.
Son histoire La ferme a subi plusieurs grandes transformations au fil
des générations. Comme en témoigne une peinture de Jolley du début du
siècle, la maison (A) était basse, en torchis avec un toit de chaume. Au
milieu de la cour, le pigeonnier carré, sur pilotis en bois a disparu.
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Les anciennes écuries (C) ont conservé leurs auges
et leurs râteliers. Dans cette écurie, à l'intérieur près de la porte,
vous pouvez observer une écoperche (ancêtre de l'échelle). Elle est
composée d'un seul montant fixé à 15 centimètres du mur traversé par des
barreaux de bois qui permettent l'ascension. Cet équipement traditionnel
a presque disparu.
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La tourbe La présence des cordons dunaires, situés entre la plaine
maritime et la mer, entrave l'écoulement des eaux marines et des eaux
provenant du plateau crayeux, d'où la présence des zones humides des
Bas-champs. La tourbe est le produit de la fossilisation de débris
végétaux sur 1000 à 2500 ans dans des milieux humides, dépourvus
d'oxygène, appelés tourbières. De vastes marécages tourbeux se sont
installés entre la Canche et l'Authie, à savoir, les marais de Cucq-Villiers
et de Balançon. Ces zones humides constituent le dernier système
tourbeux actif de la région Nord-Pas-de-Calais. L'eau y stagne en
permanence : les végétaux morts s'accumulent sans pouvoir être
décomposés et donc constituent progressivement la tourbe. |
Le labyrinthe de maïs du Touquet Chemin des Ardronnières, hameau de Villiers à Saint-Josse. En famille ou entre amis, pour tous les âges, le labyrinthe vous accueille dans ses 50 000 m2 de dédale. Aux détours des allées, vous devrez résoudre des énigmes, passer des épreuves et vous laisser transporter dans un univers de contes merveilleux. Ouvert en juillet et août de 10h30 à 19h00 sans interruption, en septembre : les mercredis de 14h à 18h et les Week-end de 12h à 18h. Nocturnes tous les samedis soirs du 18 Juillet au 15 Août (fermeture 23H). Entrée payante
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Itinéraire
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Information L'Auberge de la Renaissance est un ancien estaminet. Les estaminets étaient des cafés où l'on pouvait fumer et boire. Ils étaient très nombreux en Belgique et dans le Nord de la France. Aujourd'hui, ils font partie du patrimoine culturel. La route de Capelle est bordée de saules têtards et de fossés de drainage. On y observe un habitat typique en longère.
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Les différents types de dunes littorales Les dunes occupent 91 des 170 km du littoral Nord,
Pas-de-Calais et Somme. La dune embryonnaire se nourrit de la
laisse de mer (accumulation de débris naturels (algues, bois mort, os de
sèche) et de déchets d'origine anthropique apportés par la mer
(plastiques, canettes)) pour retenir le sable. |
Les Dunes paraboliques Ces dunes, en "U", se forment lorsqu.aux extrémités,
l'installation d'une végétation en arrête la progression, tandis que la
partie centrale, elle, continue à avancer avec le vent.
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Itinéraire
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Information
Le long de cette route vous pouvez encore observer le paysage spécifique
des Bas-champs. Dans les fossés vous retrouvez beaucoup de roselières.
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Les Dunes de Merlimont A Merlimont, toutes les sous-unités dunaires sont
représentées depuis la dune embryonnaire à oyats à la dune arbustive
dominée par l'argousier. |
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Le Cimetière de Berck ville Le cimetière de Berck-sur-Mer, lieu de souvenirs et de recueillement, possède plusieurs particularités :
On retrouve aussi dans le cimetière de Berck un nombre
important de monuments, caveaux collectifs et chapelles. Dans les
caveaux collectifs sont inhumées, par congrégation, les Religieuses qui,
de l'origine du Berck Hospitalier jusque dans les années d'après guerre,
travaillaient dans presque la totalité des hôpitaux Berckois. La
construction des chapelles est la conséquence lointaine de la fin des
privilèges et des droits féodaux. Avant l'abolition, selon le rang
social, le nom ou le titre, on pouvait être enterré dans l'église. Quand
cette possibilité disparut, certaines familles se firent construire leur
petite "église". Cette tradition s'est perpétuée dans le temps jusqu'au
19e siècle. |
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L'Eglise Saint-Jean-Baptiste de Berck-ville Cette église est composée d'une tour d'une hauteur de 30
mètres, construite au 12-13e siècle. Cette tour est à l'origine le "Foïer"
du village, c'est-à-dire la tour de garde et de prévention des dangers
du rivage, qui est alors très proche. Ainsi, l'ancêtre du phare va voir
sa fonction disparaître au fur et à mesure du recul du rivage. Il
disparaîtra totalement au 19e siècle. |
La Charolaise On reconnaît la Charolaise à sa robe uniformément blanche voire crème et à son museau blanc rosé. De caractère doux et maternel, la Charolaise est élevée pour la production de viande et autrefois comme animal de trait. Son origine n'est pas établie. Pour certains, elle aurait été ramenée des croisades par les seigneurs de Damas et pour d'autres, elle serait venue d'Europe centrale avec les grandes invasions. Cantonné jusqu'en 1773 dans la vallée de l'Arconne drainant les régions Charolaise et Brionnaise, l'élevage de cette race s'est étendu petit à petit au territoire français pour atteindre le nord de la France au 20e siècle. |
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Pour plus d'informations Les Offices de Tourisme (OT) vous renseignent sur les offres de restauration et d'hébergement dans le Pays Maritime et Rural du Montreuillois, n'hésitez pas à les contacter. Ils vous informent également sur toute l'offre touristique du territoire : musées, randonnées, spectacles ...
OT Cucq - Trépied - Stella, 1397 Place des
Etats-Unis à STELLA Tel : 03 21 09 04 32, site :
www.stella-plage.fr OT Etaples-sur-Mer, Boulevard Bigot Descelers à
ETAPLES-SUR-MER Tel : 03 21 09 56 94, site :
www.etaples-tourisme.com
OT Le Touquet-Paris-Plage, place de l'Hermitage au
TOUQUET Tel : 03-21-06-72-00, site :
www.letouquet.com OT Merlimont, rue Marche à MERLIMONT OT Berck-sur-Mer, Place de l'entonnoir à
BERCK-SUR-MER Tel : 03-21-09-50-00 OT Rang-du-Fliers, 152 route de Merlimont à RANG-DU-FLIERS
Tel : 03-21-84-34-00, site :
www.ot-rangdufliers.com OT Montreuil-sur-Mer et ses Vallées, 21 rue Carnot à
MONTREUIL-SUR-MER Tel : 03-21-06-04-27, site :
www.tourisme-montreuillois.com OT du canton d'Hucqueliers, 14 la Grand Place à
HUCQUELIERS Tel : 03-21-81-98-14, site :
www.ot-hucqueliers.com |
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Conception- Réalisation Campagnes Vivantes : S. JOUBERT, M. TILLIE et A.VASSEUR Chambre d'Agriculture - L. RYCKEBUSCH Partenaires Pays Maritime et Rural du Montreuillois Communauté de Communes du canton d'Hucqueliers Communauté de Communes du Montreuillois Communauté de Communes Opale Sud Communauté de Communes Mer et Terres d'Opale Offices de Tourisme Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais Crédit Photo Campagnes Vivantes - FDSEA - Chambre d'Agriculture Sites Internet www.campagnes-vivantes.asso.fr www.pdc.chambagri.fr www.cc-hucqueliers.fr www.mer-terres-opale.fr www.cc-montreuillois.fr www.opale-sud.com |
