Itinéraire découverte des fermes et du patrimoine rural

Sur les traces de l'influence monastique

Pays Maritime et Rural du Montreuillois

 

Avant de commencer ....

La vie monastique s'est développée dans le Pays du Montreuillois dès le 8e siècle. Une puissante abbaye s'installe alors à Saint-Josse-sur-Mer. Alcuin, conseiller de Charlemagne, en sera l'un des abbés.
Au 9e siècle, sous l'impulsion de l'Empereur, la règle de saint Benoît est diffusée. C'est vers cette époque qu'il faut situer l'arrivée à Montreuil de deux communautés bénédictines de moines et de moniales autour des reliques de sainte Austreberthe et de saint Walloy (l'Abbaye de Saint-Walloy est renommée Saint-Saulve au 12e siècle). Les abbayes dynamisent l'activité économique et l'expansion urbaine. La toponymie rappelle l'origine monastique de certaines villes. Montreuil viendrait de monasteriolum (petit monastère).
Le courant cistercien, créé par Robert de Molesme, s'installe à Cîteaux avec Etienne Harding ; il se développe rapidement sous l'influence de saint Bernard de Clairvaux. Cet abbé recommande un art épuré où règne l'harmonie des nombres et des proportions, refusant toute ornementation. L'architecture cistercienne est née de ces principes. Les abbayes cisterciennes construites dans des vallées reculées sont d'une simplicité extrême et d'une sobriété très étudiée comme l'abbaye Notre-Dame à Longvilliers, aujourd'hui disparue.
Les chartreuses n'ont pas le titre d'abbaye car leur ordre n'investit aucun abbé. Chaque monastère est gouverné par un prieur. Cet ordre, établi en 1084 par saint Bruno associe vie communautaire et idéal de vie d'ermite, d'où une organisation particulière qui donne naissance à une architecture propre comme en témoigne la chartreuse de Neuville-sous-Montreuil, reconstruite au 19e siècle par l'architecte Clovis Normand. Tous les grands monastères ont eu sous leur dépendance de plus petites fondations (prieurés) ou des fermes exploitées par des frères convers et dirigées par un seul moine. Certaines étaient simplement en fermage.
Vous découvrirez sur le circuit les traces de l'influence monastique, que ce soit des particularités architecturales, naturelles ou encore des composantes agricoles de ce territoire. D'étape en étape, certaines exploitations vous accueilleront pour vous présenter leur activité ou vous laisser découvrir leur corps de ferme et les charmes qu'il recèle. Nous vous remercions de respecter les sites et de n'entrer que dans les fermes où vous y êtes invité.

...Bonne Découverte

 

      

Vers la ferme du Vert-Bois

   

Itinéraire

Vous êtes à l'Office de Tourisme dans la rue Carnot.

  • Pour démarrer le circuit, tournez dans la première rue à gauche et passez devant l'hôtel restaurant Le Château de Montreuil (Chaussée des Capucins).

  • Poursuivez à droite et au stop tournez à gauche. Passez sous la porte de Boulogne.

  • A l'intersection, prenez à gauche la D349 direction Neuville-sous-Montreuil.
     

  • Au feu, continuez tout droit et entrez dans Neuville. Prenez la première à droite direction Beaurainville, Marles-sur-Canche, la D113. Vous êtes dans la rue de la Chartreuse.

  • Poursuivez lentement dans la rue de la Chartreuse.

 

Information

 

Vente de produits de la Ferme

Au n°8 rue St Gengoult dans la basse ville de Montreuil-sur-mer, Christine et Arnaud DEBOVE vous proposent dans leur point de vente des fruits et légumes frais de saison.
Ouvert tous les jours de 16h à 20h sauf les dimanches et lundis.

Sur la gauche au n°5 rue de la Chartreuse, regardez la maison bourgeoise que les gens de Neuville appellent "le château". Sur la droite au n°4, regardez les communs d'une ancienne exploitation agricole en front de rue. Ces bâtiments en torchis reposent sur un soubassement de silex.

Vente de produits de la Ferme

Au n°19 rue de la Chartreuse, Chantal et Bruno SAISON proposent dans leur magasin à la ferme toute une gamme de produits locaux. Ils y vendent également sur commande des produits de leurs élevages : poulets fermiers et viande bovine.
Ouvert du mardi au samedi, de 10h à 12h et de 15h à 19h.

 

 

Les Fermes de Monastère

Les moines ont créé près de leurs monastères des fermes qui leur permettaient de subvenir à leurs besoins alimentaires. La volonté d'une certaine indépendance économique exigeait de travailler soi-même et en autarcie, d'où l'exploitation de vastes domaines fonciers. Ces exploitations étaient parfaitement ordonnancées à l'image de l'organisation des monastères. La base de cette organisation n'est autre que la règle bénédictine (de saint Benoît) : "la règle organise différents éléments et les équilibre selon une certaine cohérence (...) le cadre matériel était en accord avec le propos spirituel".
L'architecture des granges, dimières ou non, n'est pas sans rappeler celle d'une église. Dans les lieux à vocation économique, les piliers et voûtes sont identiques à ceux du cloître et du chapitre, que ces lieux soient inclus ou non dans l'enclos abbatial : certaines voûtes d'étable ne sont pas sans rappeler les voûtes de cloître. La grande technicité des moines tant dans la gestion que dans la production explique également la qualité architecturale des bâtiments agricoles. L'architecture dépouillée de tout superflu fait converger les nécessités fonctionnelles. Ils s'adaptent au site et aux matériaux disponibles sur place : pierre, terre, bois. D'où la diversité des matériaux rencontrés dans les constructions. Sur le plan de la production, les moines blancs ont su retenir les méthodes culturales les plus efficaces, pratiquant l'assolement triennal avec rigueur, effectuant des remembrements, retenant telle race animale ou espèce végétale pour ses qualités observées. Malgré cela, les rendements n'avaient rien d'exceptionnel. Ce qui explique l'importance des domaines.
Bien qu'il n'existe pas ou peu d'études sur le sujet, on peut avancer que l'art des cisterciens a été de "rationaliser" l'organisation de leurs exploitations selon une conception distributive de l'espace (principe proche de celui des monastères) : disposer les différentes activités autour d'une cour carrée ou pour le moins quadrangulaire selon la topographie des lieux d'implantation. Cette organisation permet d'une part une surveillance aisée des différents bâtiments, et d'autre part de ramener en un point central les litières provenant des différents lieux de vie des animaux.
On donnera le nom de cense à ces exploitations lorsqu'elles sont louées à un tiers qui devait payer le "cens" (redevance due pour le fermage des terres) ; le locataire étant appelé censier. En effet, progressivement le faire-valoir direct s'éteint, faute de recrutement de frères convers. Aux 13e et 14e siècles les domaines passent en fermage ; mais le style reste.
Par une gestion rigoureuse, un sens de l'observation développé, les cisterciens ont su optimiser les moyens de production au point qu'ils sont devenus un exemple.

 

       

Itinéraire

  • Avancez jusqu'à la fourche et quittez la D113 en prenant la direction du Vert-Bois. Tournez à droite juste avant la chapelle.

  • Au bout de l'impasse vous êtes devant le portail de la Chartreuse Notre-Dame-des-Prés. Les bâtiments sur votre droite font partie de la ferme de la Chartreuse.

 

 

  • Faites demi-tour dans l'allée de la Chartreuse et tournez à droite direction le Vert-Bois.

 

  • Au carrefour des chemins, tournez à gauche pour rejoindre la ferme du Vert-Bois, vous vous trouvez sur la Chaussée Brunehaut.

 

 

 

Information

Cette chapelle en brique, bâtie en 1983, rappelle le passage de Saint Benoît-Joseph Labre à la Chartreuse-Notre-Dame-des-Près en 1767 et 1769. L'allée qui conduit à la chartreuse est bordée de frênes et d'ormes formant une voûte feuillue. Cette plantation en alignement double est une tradition typiquement française lancée au 16e siècle par Henri II qui ordonne "à tous seigneurs hauts justiciers et tous manants et habitants de villes, villages et paroisses de planter et faire planter le long des voiries et grands chemins publics si bonne et si grande quantité desdits ormes que avec le temps notre royaume s'en puisse avoir bien et si suffisamment et peuplé". Ces plantations avaient à l'époque de multiples intérêts. Elles permettaient de protéger les voyageurs des intempéries, d'embellir le paysage et de produire du bois pour se chauffer ou pour l'armée et la marine.
Au bout de quelques mètres, vous êtes sur le plateau. Peut-être pourrez-vous découvrir des champs de lin, de blé ou d'escourgeon.
La ferme du Vert-Bois est construite le long d'une ancienne route romaine, la voie Océane, reliant Boulogne à Amiens et établie sur l'ordre d'Agrippa.
Elle passait par Brimeux, Marles-sur-Canche, Neuville et Estrée où son tracé devient incertain. Le nom de cette chaussée est celui de la reine Brunehaut qui a engendré de nombreuses légendes.

 

La Chartreuse Notre-Dame-des-Prés

La chartreuse est fondée en 1324 par Robert VII, Comte de Boulogne et d'Auvergne. Une légende raconte que Robert voyageant à Montreuil en 1322 manifeste le désir de voir une image de la Sainte-Face, très vénérée dans la ville. Il s'aperçoit avec inquiétude que les yeux du Sauveur se détournent de lui. Racontant sa mésaventure à un chartreux, celui-ci lui rappelle qu'il a autrefois promis de fonder un monastère de son ordre et l'engage à respecter sa promesse. La chartreuse est achevée en 1338 et connaît une histoire mouvementée liée aux attaques successives des Anglais, des troupes de Charles Quint et d'Henry VIII et des Huguenots.
Pendant la Révolution, les chartreux sont dépossédés de leurs biens, notamment de la ferme du Vert-Bois votre prochaine étape. En 1870, la chartreuse est rendue aux moines qui effectuent des travaux de reconstruction conduits par Clovis Normand, architecte né en 1830 à Hesdin. Sa carrière débute en 1856 avec la reconstruction de la nef de l'église du Fresnoy. L'architecture religieuse compose l'essentiel de son oeuvre. Il travaille sur 65 églises et en construit 45 autres.
Dans le Montreuillois, on lui doit notamment la construction de l'église d'Estrée et la restauration de la chapelle de l'hôtel-Dieu de Montreuil-sur-Mer. Avec l'avènement de la IIIe République et les lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat, les chartreux sont contraints de s'exiler à la Chartreuse de Parkminster en Angleterre. Le monastère est alors transformé en hôpital civil puis militaire et en asile psychiatrique après la Seconde Guerre Mondiale. Les bâtiments, aujourd'hui propriété d'une association peuvent être visités.

Le Portail

On accède au monastère par une porte monumentale dont le fronton est orné des armes de l'ordre des chartreux. Ce blason, attesté dans des documents dès le 13e siècle, se compose d'un globe sommé d'une croix surmontée de sept étoiles. Celles-ci symbolisent Bruno et ses compagnons dont l'arrivée à Grenoble est annoncée par un songe prémonitoire où l'évêque saint Hugues dit avoir vu sept étoiles. Les armes surmontent un phylactère portant la devise des chartreux "Stat crux dum volvitur orbis" qui signifie "la croix demeure tandis que le monde tourne".
L'inscription "Cartusia Sanctae Maria de Pratis" rappelle le nom du monastère. Elle est surmontée d'un tympan sculpté représentant la Vierge avec l'Enfant Jésus sur les genoux et tenant une gerbe de blé à la main, symbole de prospérité. A gauche, Robert VII est figuré en armure avec les armoiries "d'or à trois tourteaux de gueule" du Comté de Boulogne. Une inscription et la maquette qu'il présente à la Vierge rappellent qu'il fonde le monastère en 1324. A droite est agenouillé le Révérend Père Dom Charles-Marie Saisson (1806-1877), Général de l'ordre des Chartreux, qui offre à Marie la maquette de la nouvelle église. L'inscription "Anno 1871-77 a R. P. D. Carolo Maria restaurata" évoque la reconstruction du 19e siècle. Les armoiries du couvent entourées de fleurs et de feuillages apparaissent sous les pieds de la Vierge. C.est sous ce portail que les chartreux distribuaient autrefois leurs aumônes.

       

La Ferme du Vert-Bois, une ferme fortifiée ?

La ferme du Vert Bois, avant la Révolution Française, est une possession des moines de la Chartreuse Notre-Dame-des-Prés de Neuville-sous-Montreuil. Elle est aujourd'hui la propriété de la famille Bernard, exploitants agricoles. Ses bâtiments ont été construits au 19e siècle avec des briques fabriquées sur place. On peut apercevoir les traces des fosses d'extraction de l'argile dans la pâture précédant la ferme.

Son histoire

Peut-être issu d'une villa, grande exploitation agricole gallo-romaine, le Vert Bois est mentionné dès le 14e siècle sous le terme "verbos". Au 17e siècle, ce fief seigneurial devient la propriété des chartreux de Neuville dans des circonstances incertaines. Selon le chanoine Lefebvre, curé d'Halinghem et historien officiel de la chartreuse, le Vert-Bois aurait été donné aux chartreux par un membre de la famille de Fiennes en expiation d'un duel au cours duquel il aurait tué son adversaire.
Les chartreux n'exploitent pas directement cette terre qu'ils louent à des fermiers. En 1789, le Vert-Bois est confisqué et vendu comme bien national en 1791. Le maire de Samer, François Blanquart de la Barrière, aristocrate, s'en rend acquéreur pour la somme de 110 500 livres. Mais il ne profite pas longtemps de sa nouvelle propriété car il est guillotiné à Arras en 1793 pour sa fidélité au roi. L'exploitation reste dans cette famille jusqu'en 1855. Elle demeure par héritage la propriété d'une famille noble.
En 1922, elle est finalement vendue aux Davril-Boubet fermiers originaires de Tigny-Noyelles qui l'exploitaient depuis 1912. Il s'agit des arrières grands parents de l'exploitant actuel.

 

Son architecture

Le Vert-Bois se rattache au type de fermes à cour fermée. Les bâtiments qui encadrent la cour sont jointifs aux angles. Cette disposition est dictée par des principes élémentaires de défense et de surveillance des animaux. Dans le Montreuillois, il caractérise les exploitations isolées où la méfiance vis-à-vis des intrus est plus forte. La maison est rarement implantée en bordure de rue. Cet agencement répond également à des données de fonctionnement rationnel. La proximité des différentes dépendances évite à l'exploitant des déplacements inutiles. Par ailleurs, lorsque la ferme est implantée sur un plateau, c'est aussi un moyen de la soustraire à l'action du vent.

 

Le portail monumental (J) est à la fois un élément de prestige et un moyen d'écarter les intrus de la vie de cette ferme isolée sur le plateau. Il est encadré par deux tourelles construites en craie, de plan octogonal, à l'origine percées de meurtrières côté rue et côté cour pour des raisons défensives ou dissuasives. La tradition orale rapporte que la chaussée romaine était une route fréquentée par les contrebandiers de tabac. Côté rue, les meurtrières ont disparu sous l'enduit après une restauration dans les années 30.
Le corps de logis (A) a été reconstruit dans les années 1820 après un incendie. Sa toiture couverte d'ardoise est surmontée d'un campanile doté d'une cloche qui rythmait les journées de travail des ouvriers.
Le logis est entouré par deux écuries (B et C). Celle de gauche est percée de baies en plein cintre et de fenêtres en demi-cercle. Des rubans de brique peints en blanc courent le long de la façade. Les combles de l'écurie comportent des lucarnes passantes également appelées gerbières. Elle permettait de stocker le grain ou la paille sous les toits. Dans les fermes, l'écurie est systématiquement située à côté du corps de logis car les chevaux sont le bien le plus précieux de la ferme. Une trappe percée entre le mur de la chambre et l'écurie permettait au fermier de surveiller les juments lorsqu'elles s'apprêtaient à mettre bas.
L'ancien logement des ouvriers agricoles (D)
a été aménagé en 1936 en vertu d'une loi interdisant de loger les employés de ferme avec les bêtes.
L'ancienne bergerie (E)
dont les murs de craie s'élèvent sur un soubassement de silex a été transformée en chambres d'hôtes.
Une succession de petites portes signale les porcheries (F). La dimension des portes était adaptée à la taille des bêtes abritées dans l'étable.
Le nombre de granges (G) et leur taille témoignent de l'importance et de la richesse de cette ferme. Edifiées en brique sur un soubassement en damier de grès et de silex, elles sont percées de grandes portes charretières permettant le passage des charrettes. D'autres ouvertures verticales ressemblant à des meurtrières sont en réalité des ouïes de ventilation qui permettent l'aération et évitent l'humidité. Les toitures des trois granges sont soulignées d'une corniche aux motifs triangulaires.
La façade de l'étable à vaches (H) est animée par un ruban qui souligne les baies en demi-cercle. Celui-ci a une fonction de larmier destiné à empêcher les rongeurs de gagner l'étage où est stockée la paille. Le deuxième niveau comporte des baies rectangulaires permettant l'engrangement.
La cour
du Vert-Bois est une des plus grandes du secteur. Elle est légèrement inclinée en direction du "flot" qui recueille les eaux pluviales. Il servait à l'abreuvement des animaux et constituait une ressource en eau précieuse en cas d'incendie. Devenus rares dans la vallée, les flots étaient présents dans toutes les fermes. Celui du Vert-Bois en est d'ailleurs un exemple remarquable. Entouré de trois murs, il surprend par ses dimensions et aurait une profondeur de 4m50.
Chaque exploitation avait son puits . Celui du Vert-Bois est toujours matérialisé par une plaque au sol (I) mais n'est plus utilisé. Il aurait une profondeur de 72 mètres.

 

       

Vers Ecuires

 

La ferme de la Chartreuse

Itinéraire

  • Faites demi-tour sur le chemin du Vert-Bois. Tournez à droite et continuez tout droit.

  • A l'intersection, tournez à gauche sur la D113 en direction de Marles sur Canche.

  • Entrez dans le Petit Marles, prenez la deuxième route sur votre droite, après la chapelle. Au T, prenez à gauche, puis prenez le chemin tout de suite à droite.

  • Au bout du chemin, prenez le temps de vous arrêter : vous êtes le long de la Canche. Reprenez votre chemin vers la gauche. Poursuivez jusqu'au village.

  • A l'intersection avec la D113, prenez à droite.

  • A l'intersection suivante, prenez à droite direction Brimeux (D129).

  • Entrez dans Brimeux, traversez la Canche. Vous êtes rue de la Gare, prenez à droite la rue de l'Eglise.

 

 

Information

La route offre un panorama sur Montreuil et ses clochers. Le plus imposant est celui de l'Abbatiale Saint-Saulve qui rappelle les origines légendaires de la ville.
Sur votre gauche est située l'entrée de la
ferme de la Chartreuse. En face de celle-ci, sur votre droite, son ancien charetil sert de remise agricole. Passez devant la Chartreuse. Sur votre droite vous pouvez observer le marais de la Chartreuse.
Vous entrez dans une zone de marais boisée.
De nombreux étangs privés bordent le chemin.
Sur votre gauche vous pouvez observer une ferme du 18e siècle : la ferme du Saule.

 

 

Son histoire

Accolée au couvent dont elle porte le nom, la ferme de la Chartreuse a des origines très anciennes. Elle existait avant la fondation de la Chartreuse. Elle est donnée aux chartreux par Jean Courteret, chanoine de la cathédrale de Thérouanne et Guillaume des Prés, tous deux chambellans du comte de Boulogne au moment de la construction de la Chartreuse. Le prieur dom Pierre de Berghes s'y installe avec deux religieux pour surveiller le chantier. Jusqu'au 16e siècle, on l'appelle ferme des préaux, puis ferme de la basse-cour pour la distinguer des bâtiments conventuels. L'existence de l'exploitation est liée à celle du monastère et connaît les mêmes vicissitudes. Elle est pillée par les Anglais durant la Guerre de 100 ans, puis ravagée par les Anglais et les Espagnols à deux reprises au 16e siècle. Quelques maisons voisines de la ferme étaient particulièrement mal fréquentées. Albert Leroy raconte que les Montreuillois fuyaient la police échevinale de Montreuil pour se livrer à des orgies. Pour se débarrasser d'un voisinage aussi peu approprié à la vie monastique, le prieur les rachète et les fait détruire au début du 16e siècle. La ferme est directement exploitée par les religieux jusqu'en 1789. Puis elle est louée à Martin Cappe, frère du procureur du monastère. C'est une exploitation conséquente dont le cheptel se compose de plus de 20 chevaux, d'autant de bovins et d'environ 200 moutons. Pendant la Révolution, Martin Cappe est dénoncé par un commerçant de Neuville pour avoir tenu des propos négatifs à l'égard de la constitution. En 1791, la ferme est vendue avec la chartreuse comme bien national à un lieutenant du roi de Montreuil. Elle est ensuite exploitée par son fils, Alexandre Duval de Conteval et louée par sa veuve à un fermier à la mort de celui-ci en 1866. Rachetée par les chartreux en 1870, la ferme est confisquée en 1903, sous l'effet des lois de séparation des églises et de l'Etat. Elle est cédée en 1907 à la société du sanatorium du Pas-de-Calais. Elle est de nouveau vendue en 1929 et louée à Monsieur Jean Sailly en 1930. Ses descendants en font l'acquisition en 1974.
Le corps de logis date de 1894. La grange construite par les chartreux en 1871 a été endommagée par un incendie en 1944, les Allemands y ayant laissé des obus. Les terres de la ferme sont criblées de galeries souterraines qui sont des carrières d'où l'on a extrait la craie nécessaire aux restaurations et à la reconstruction des années 1870. Albert Leroy raconte qu'en 1932, pendant les labours, trois chevaux ont disparu dans une excavation lors d'un effondrement.

 

       

Itinéraire

  • Au croisement continuez tout droit direction Bois-Jean Ecuires (D129).

  • A la fourche dirigez-vous vers la droite direction Bois-Jean Ecuires (D142) route du Ménage et sortez de Brimeux.

  • Sur votre droite vous allez apercevoir la ferme du Ménage.

  • Au stop tournez à droite direction Beaumerie-Saint-Martin Ecuires (D138).

  • Entrez dans le Hameau de Saint-Nicolas.

  • Tournez à gauche au niveau d'un château d.eau (vous êtes sur le sentier de randonnée de la Marcadée).

  • Vous arrivez à Ecuires.

  • Au stop, tournez à droite et garez-vous un peu plus loin sur le parking à gauche, à coté du quillier découvert.

Vous avez une vue sur :
- d'un coté
le fief de Beaumanoir et l'ancienne sucrerie en pierre blanche de l'autre coté de la rue qui mène à la rue du marais,
- de l'autre coté sur l'église.

Information

Sur la gauche, vous pouvez voir la craie qui affleure. Très présente sur ce territoire, on la retrouve dans de nombreuses constructions du Pays du Montreuillois.
Vous arrivez au plateau dit "de Campagne", une zone de plaines cultivées sensible à l'érosion.
La ferme du Ménage, avec ses décors en losange et son pigeonnier octogonal, est remarquable.
Sur votre droite la Ferme
Saint-Nicolas-des-Champs appartenait à l'hôtel-Dieu de Montreuilsur-Mer. Elle tire son nom du patron de cet établissement hospitalier. La niche datée de 1645 que vous apercevez de la route contenait une statue du saint.
Vous pouvez faire un détour à pied ou en voiture pour observer la rue du marais. Vous y trouverez un habitat typique des fonds de vallée et de part et d'autre du petit cours d'eau des alignements d'arbres.

 

 

Les Saints

Dans l'antiquité chrétienne, la sainteté est attribuée en priorité aux martyrs puis aux confesseurs de la foi. Avec l'évangélisation, cette vénération s'étend aux confesseurs, moines, ascètes et évêques. Alors que depuis les origines le saint est élu par des fidèles et officialisé par l'église, la procédure et les critères de canonisation sont réservés au pape à partir de 1234. Ils donnent la préséance aux religieux sur les laïcs, surtout s'ils sont mariés. Mais les choix du clergé ne sont pas toujours en accord avec les dévotions populaires. L'église privilégie les évangélisateurs, les saint primitifs ou les confesseurs tandis que la ferveur des fidèles s'adresse aux saints secourables historiques ou légendaires.

Saint Martin
Une nuit il donne la moitié de son manteau à un pauvre qui grelotte. Le lendemain le Christ lui apparaît avec le manteau et le remercie. Le manteau appelé petite chape donnera le nom de chapelle. Protecteur des animaux, ânes et chevaux. De nombreuses églises portent ce vocable dans le Pas-de-Calais ainsi que de nombreuses villes ou lieux-dits.

Saint Nicolas
Dans l'Est et le Nord de la France, saint Nicolas précède le Père Noël et distribue confiseries et jouets. On lui attribue la résurrection des trois petits enfants découpés et enfermés dans un saloir par un aubergiste auquel ils avaient demandé l'hospitalité. Le médaillon du maître-autel de la chapelle de l'hôtel-Dieu en montre une illustration.

 

Les Fermes d'Ecuires

Le village d'Ecuires, dont l'étymologie du nom fait référence aux granges, compte de très nombreuses fermes qui figuraient déjà sur le cadastre napoléonien de 1834. Certaines sont d'anciennes dépendances de l'Abbaye Saint-Saulve de Montreuil comme la ferme située face à la mairie ou celle face à l'église avec son porche pigeonnier et sa porte piétonne qui ont subi les outrages du temps.
Le fief de Beaumanoir, comme le Quièvremont constituent des ensembles remarquables. Beaumanoir impressionne par son porche pigeonnier et ses longs murs construits en rognons de silex. Cet ensemble est divisé en deux propriétés, le manoir et la ferme depuis plus de 150 ans. Le corps de logis est daté de 1731 par ses fers d'ancrage.

 

 
Vers la Longueroye    

Itinéraire

  • Tournez à droite en sortant du parking (vous revenez sur vos pas).

  • Prenez la première à droite (sentier balisé le Dangermel).

  • Au stop tournez à gauche, puis tournez tout de suite à droite (D145) et sortez d'Ecuires.

  • Au croisement continuez tout droit direction Campigneulles-les-Petites.

  • Entrez dans le village de Campigneulles-les-Petites.

  • Au stop, tournez à gauche direction Campigneulles-les-Grandes, Saint-Josse, Rang-du-Fliers (D 317)

  • Traversez Campigneulles-les-Grandes. Après être sorti du village vous allez passer au dessus de l'Autoroute A16.

  • Prenez ensuite la première à droite direction Airon-Saint-Vaast (D143).

Information

A travers les effondrements d'un mur d'enceinte sur votre gauche, vous pouvez observer une ferme et en particulier sa grange monumentale en ruine.
Sur votre droite, les silos de la coopérative céréalière servent à stocker les céréales.

Vente de Produits de la Ferme

Arrêtez-vous au 10 place de la mairie à Campigneulles-les-Petites sur l'exploitation de l' EARL ROUSSEL. Durant la période de production (Mai à Octobre), vous y trouverez des fraises en vente directe tous les matins.

Thierry JOURNE
est chevrier fromager au 11 rue du centre. Découvrez toute sa gamme de fromages et visitez l'élevage, tous les jours (sauf le dimanche) entre 17h et 19h.

39 Grand'rue à Campigneulles-les-Grandes, "Au jardin Bio" vous propose des légumes de saison et des oeufs en vente à la ferme le mercredi, jeudi et vendredi de 17h30 à 19h30.

 

 

Le Blé

Le blé est cultivé depuis plus de 8000 ans. C'est l'une des premières céréales cultivées et donc consommées par l'homme. D'abord consommé cru, puis grillé ou sous forme de bouillie, il est ensuite préparé en galette cuite sur des pierres chaudes. La galette devient "pain levé" grâce aux Egyptiens qui puisaient l'eau du Nil, riche en ferments composant la levure. Il s'écoulera 3000 ans avant son introduction en Europe.
Le blé tendre et le blé dur sont les deux principales espèces de blé cultivées.
Le blé dur, qui n'est pas produit dans nos régions mais dans le Sud et le Centre de la France, est utilisé pour la fabrication de pâtes et de semoule.
Le blé tendre est le blé cultivé dans nos régions. On trouve trois catégories de blé tendre : panifiable, biscuitier et fourrager. La France est le premier producteur et exportateur de blé tendre; la moitié de sa production est exportée. L'autre moitié est destinée à environ 29 % pour l'alimentation animale, à environ 17% pour la meunerie ; le reste est affecté aux utilisations industrielles (amidonnerie, utilisations non alimentaires : papier, pharmacie, bioéthanol).
Le blé est semé vers le mois d'octobre. Durant l'hiver, la plante va couvrir le sol, mais se développe peu. A la fin de l'hiver, chaque plantule donne plusieurs brins appelés talles. Au début du printemps, toutes ces tiges s'allongent (montaison).
Puis les épis sortent de leurs gaines (épiaison). Après les phases de floraison et de fécondation, les grains grossissent. On dénombre entre 45 et 60 grains par épi. Ils seront à maturité en Juillet - Août et seront alors moissonnés.
La paille est souvent ramassée et stockée pour servir de litière dans les élevages.

 

Les coopératives céréalières

Les premières coopératives céréalières sont créées dans les années 1920 pour réguler le marché des céréales. Elles assurent la collecte et le stockage des céréales et organisent la mise en marché. Elles se sont ensuite diversifiées dans la fourniture d'engrais et de produits de protection des plantes, dans la quincaillerie et dans la fabrication d'aliments du bétail.

 

 

Itinéraire

  • Entrez dans Airon-Saint-Vaast et à l'intersection continuez tout droit dans la rue Henri Béthouart.

  • Prenez la deuxième à droite, Impasse Saint-Georges. Garez-vous au bout à droite le long du mur pour ne pas gêner la sortie des engins agricoles ainsi que l'accessibilité au hangar de gauche.

  • Remontez l'impasse et tournez à gauche rue Henri Béthouart, continuez tout droit  jusqu'au carrefour en passant devant la mairie.

  • Tournez à gauche en direction d'Airon-Notre-Dame, Campigneulles-les-Petites, Sorrus.

  • Prenez la première à gauche, rue du Château. Continuez sur cette route.

  • A la fourche, prenez à gauche (D143) puis prenez la première rue à droite, direction Saint-Aubin, Saint-Josse (D144).

  • Entrez dans Saint-Aubin et au carrefour, tournez à droite en direction de Sorrus, Montreuil.

  • Passez devant la mairie située sur votre gauche et sortez du village.

  • Prenez à gauche le chemin du Mont-Pourri et continuez sur cette route.

 

Information

Vente de Produits de la Ferme

Vous pouvez aller découvrir l'élevage hélicicole de Mr FLOART, au 217 rue Henri Béthouart. Il confectionne lui-même des plats cuisinés à base d'escargots : du classique escargot au beurre et à l'ail aux plus inattendus cassoulet, couscous ou pot de viande aux escargots.
Fermé le mardi

La ferme Saint-Georges est située au bout de l'impasse.
Un corps de ferme traditionnel situé sur la droite est construit en moellon de craie, avec soubassement en rognon de silex et façade extérieure ornée de chaînages harpés.
Vous longez le mur d'enceinte d'un château du début du 20e siècle. Sur la gauche apparaît l'entrée de la propriété des "Sources". Située en bordure du marais de Balançon, cette très vieille ferme fut jadis le château d'Airon. Elle a gardé des vestiges du château féodal qu'elle a remplacé. On parle de manoir fortifié. Sur cette propriété se trouve la source de "La coque-aux-moines".
Le Mont-Pourri culmine à une altitude de 62 mètres. Il tient son nom de la présence de nombreuses sources en son sommet.
Ce mont est un lambeau de terrain tertiaire dans lequel on trouve des argiles plastiques avec lesquelles on fabriquait les briques.

 

 

La ferme Saint Georges

Merci de ne pas entrer dans la cour. Vous pouvez observer la ferme depuis la grille. Aujourd'hui cette ferme n'est plus en activité. La ferme entièrement reconstruite en 1893-1894 a remplacé un ancien corps de ferme en torchis, dont ne subsistent que deux bâtiments B et H. L'ancienne étable à vache (E) a son pignon daté de 1904.
On pénètre dans la cour de cette ferme entre une grange (A) et des étables (F), dont les angles des murs sont arrondis pour faciliter l'accès. Un petit charretil (G) (lieu de remisage des charrettes) a été ajouté.
Les dépendances du corps de ferme sont construites en moellons de craie mais la maison est construite en pierre calcaire taillée. Ses ouvertures ont un encadrement en brique. Un haut perron permet l'accès à l'habitation. A droite de la porte d'entrée, se trouve une niche où a été placée une statue de saint Georges, elle aussi ornée d'un encadrement de brique. La ferme a été vouée à ce saint lors de sa bénédiction par le curé d'Airon, le 5 juillet 1894.
Sur la toiture en ardoise de l'habitation se trouve une lucarne passante à croupe débordante où est encore accrochée une ancienne poulie qui servait à monter les sacs de grains. Il était fréquent que l'on stocke les céréales au-dessus de l'habitation. Celles-ci étalées sur le plancher assuraient une certaine isolation pour l'hiver.
Les anciennes écuries (D)
pouvaient accueillir jusqu'à 18 chevaux. La chambre du maître se trouvait à côté de l'écurie. Il pouvait, grâce à une petite fenêtre, surveiller les chevaux de l'intérieur de la maison. Dans cette grande écurie, il existait en hauteur une "chambre" pour le palefrenier chargé de nourrir et de soigner les chevaux.
Les anciennes porcheries (F)
ont des portes à double-battants qui servaient à l'aération et l'éclairage, tout en laissant les animaux enfermés. L'architecture de ces bâtiments s'est parfaitement adaptée à la pente. Le décrochement des toitures renforce l'identité de chaque bâtiment et évite l'effet de masse. A côté des porcheries se trouve un ancien fournil, où était installée une chaudière qui servait à faire cuire l'alimentation des porcs, notamment les pommes de terre.
Au milieu de la cour, l'ancienne fumière était face à l'étable à vaches et à proximité des porcheries. La mare se trouvait derrière l'étable à vaches.
Sur la grange, on remarque un appareillage d'angle harpé, construit en brique sur un mur de moellons. De plus, on retrouve un ornement composé de deux chaînages de brique qui se prolongent sur toutes les façades de la grange. Cette grange a été partiellement détruite lors d'un incendie en 1981.

 

 

Itinéraire

  • Traversez le Mont-Pourri et à l'intersection tournez à gauche (vers Saint-Josse).

  • Entrez dans Saint-Josse et prenez la rue qui monte vers la droite, vers Saint-Josse Centre.

  • Prenez ensuite la première rue sur la droite avant le Stop, rue des pèlerins.

  • Au bout de la rue tournez à gauche dans la rue de l'Etude, puis prenez la première à droite, rue du Presbytère.

  • Contournez l'église (vous pouvez faire un arrêt sur le parking) et tournez à droite vers le Stop.

  • Au Stop, tournez à droite (rue du Molinel).

  • Au Stop, tournez à droite et continuez votre route.

  • Traverser le hameau du Molinel.

 

Information

La rue des Pèlerins est bordée de chaque côté par des maisons traditionnelles. Dans cette rue vous pouvez retrouver des constructions en torchis.

Saint Josse

Fils de Judicaël, roi de Bretagne, il vécut au 7e siècle. Il refusa la couronne et quitta le palais de son père afin de se vouer à la solitude et à la prière. Ainsi, il arriva sur les bords de l'Authie, puis de la Canche. Plusieurs miracles lui sont attribués. Il aurait notamment fait jaillir deux sources d'eau miraculeuse et guéri une jeune fille atteinte de cécité.
En effet, à son retour de Rome, il se trouvait sur la colline de Bavémont lorsque le seigneur d'Airon, comte du Ponthieu, vint lui présenter sa fille qui était aveugle de naissance. Le saint rendit la vue à l'enfant, et une croix de pierre, érigée en cet endroit, perpétue le souvenir du prodige. Saint Josse est le plus populaire et le plus connu des saints locaux. Il vécut comme un ermite et mourut le 13 décembre 669.

 

L'Abbaye de Saint-Josse

Une abbaye bénédictine célèbre est fondée à Saint-Josse au 10e siècle. Les reliques de saint Josse, transférées en Angleterre vers 903 ne reviennent que 74 ans après. Ainsi, ce n'est qu'après une cérémonie célébrée le 25 juillet 977, dite de "l'invention du corps de saint Josse", que les reliques sont reconnues officiellement. Un monastère existait déjà à cette époque mais il est ruiné par les Normands avant que les reliques ne reviennent d'Angleterre. Les moines doivent alors tout reconstruire. Alors qu'une partie de l'abbatiale est déjà achevée on prélève des reliques qui sont mises dans une châsse. On porte celle-ci dans les pays voisins pour recueillir des aumônes grâce auxquelles les religieux peuvent continuer à relever leurs ruines et construire, non pas un monastère proprement dit, mais une habitation mieux adaptée.
Après avoir connu de nombreux évènements tels qu'un incendie en 1220, la passage des Anglais en 1346 et leurs ravages en 1537 et 1544 ainsi que ceux des Espagnols en 1587 et 1598, l'abbaye ferme ses portes en 1778. Elle est ensuite vendue en 1791 et totalement détruite.

 

Le pèlerinage de Saint Josse

La chapelle de Bavémont, située à Airon-Saint-Vaast, est l'objet d'un pèlerinage très fréquenté. Le mercredi de la Pentecôte, les religieux de Saint-Josse y portaient processionnellement  les reliques de leur patron en suivant la voie des Corps-Saints, qui prend le nom de chemin de Bavémont au delà d'Airon-Saint-Vaast. Le pèlerinage est vivant, et devient international en raison d'églises vouées à saint Josse, présentes à travers l'Europe Occidentale.
Depuis des décennies, les populations maritimes d'Etaples et de Berck participent non plus le mercredi, mais le mardi de Pentecôte à la procession de Bavémont, qui est une marche de 12km à travers champs, de Saint-Josse à Airon-Saint-Vaast. Le dimanche suivant la Pentecôte, c'est à dire celui de la Sainte-Trinité, une autre procession se fait vers la Croix coupée, où a lieu une messe en plein air.
Durant leur pèlerinage, les marins gravaient dans la craie taillée du mur nord du choeur de l'église de Saint-Josse, des dizaines de numéros d'immatriculation de bateaux de pêche, de noms propres et d'initiales. Ces graffitis sont en réalité des ex-voto marins, par lesquels les hommes qui côtoient si souvent le danger, implorent la protection divine du saint.

 

Itinéraire

  • Tournez à gauche en direction de Brexent Enocq.

  • Au niveau de Valencendre, continuez vers la droite.

  • Au bout prenez à droite direction Enocq la N39, puis de suite à Gauche direction Brexent, la D146, rue Saint Roch. (Pour visiter les jardins du Manoir tournez à gauche rue "la creuse").

 

  • Continuez toujours tout droit et entrez dans Brexent.

  • Prenez la troisième rue à gauche (rue de l'Ecole). Au niveau du virage à angle droit, vous êtes face à l'entrée de la ferme seigneuriale de Brexent.

  • Au stop, prenez à gauche direction Maresville D 146.

  • Traversez Maresville.

 

Information

La plus ancienne trace écrite du nom d'Enocq se  trouve sur la carte de Saint-Georges datant du 12e siècle, sous la dénomination d'Anoch.
Le manoir d'Enocq se trouve au bout de la rue "la creuse" à gauche. Un moment oublié, cet ancien fief renaît grâce à la création en 2001 d'un jardin d'inspiration médiévale. Le jardin est situé sur les hauteurs du village d'Enocq, entre la haute cour, emplacement de l'ancien château féodal et la basse cour sur laquelle a été édifié au 16e siècle l'actuel manoir, ancienne demeure seigneuriale. Vous pouvez visiter les jardins (entrée payante). Un chapiteau du 13e siécle provenant de l'Abbaye de Longvilliers sert de bénitier dans l'église de Brexent.
 

La première ferme à gauche à l'entrée de Maresville est la ferme des Chartroux. Elle était une possession des Chartreux de Neuville.
Sa grange de grande dimension a toutes les caractéristiques de celles édifiées par les monastères. Toutes les dépendances sont construites en pierre du pays. Au centre de la cour se dresse le pigeonnier à proximité de la mare.
Le corps du logis en rez-de-chaussée est tout en longueur. Il est précédé d'un perron. Le centre de la façade est occupé par une tourelle contenant un escalier à vis desservant les greniers.

 

La ferme seigneuriale de Brexent

Cette maison noble abrite les descendants des Blondel-Joigny jusqu'au 16e siècle. Elle ne manque pas de caractère malgré sa simplicité. Les nobles du Boulonnais n'étaient pas fortunés et se contentaient de leur logis sans prétention. Les gentilshommes vivaient dans le corps de logis et les fermiers disposaient d'une dépendance dans le jardin. Les murs de la ferme sont en pierre blanche et très épais. Les pignons sont construits en grés. L'écurie et les dépendances sont abritées sous le même toit que le corps de logis. D'autres dépendances en torchis avec des portes à double battants sont visibles de l'autre côté de la cour. Un bâtiment moderne a été construit pour répondre aux besoins de l'agriculture d'aujourd'hui. Au centre de la cour, un pigeonnier à pans de bois et torchis atteste qu'il s'agit d'un ancien fief.

Le Manoir d'Enocq

Le manoir est une gentilhommière construite sans prétention, divisée en deux logements : l'un pour le seigneur et l'autre à simple rez-de-chaussée pour le fermier. C'est une spécificité des manoirs du Boulonnais où la noblesse était pauvre.
La cour très vaste est divisée en deux parties. Un colombier construit sur un soubassement en grés plus ancien est situé entre les deux cours. Celles-ci sont bordées de grands bâtiments d'exploitation. La grange en torchis a été restaurée.

 

La Prim'Holstein

Elle est appelée également Holstein, Frisonne ou encore pie noire, est reconnaissable à sa robe à taches blanches et noires bien délimitées. C'est une des vaches les plus répandues dans le monde.
Descendante de la Frisonne Hollandaise et de la Holstein américaine, elle est arrivée en France au cours du 18e siècle où ses aptitudes laitières en ont rapidement fait une vache très populaire. Pesant en moyenne 700kg, elle se caractérise par une mamelle robuste, des hanches saillantes, des membres robustes et une tête courte. Les taureaux atteignent le poids de 1100kg pour une taille de 1m65. Les vaches mesurent en moyenne 1m45.

 

Itinéraire

  • Sortez du village et prenez la première à droite (rue de l'Abbaye).

  • Continuez sur cette route.

  • Continuez votre itinéraire et au croisement tournez à droite.

  • Au croisement de la D901 (N1), tournez à droite direction Montreuil.

  • Prenez la deuxième route à droite direction Attin (D113).

  • Entrez dans Attin. Au niveau du premier croisement vous pouvez observer la grange de la Ferme de l'Abiette sur votre droite.

  • Continuez tout droit jusqu'à la D 939. Tournez à gauche direction Montreuil et suivez les indications pour retourner à Montreuil, votre point de départ.

 

Information

Sur votre gauche, vous apercevez la ferme du moulin. Le moulin de l'Abbaye transformé en petite ferme se trouve à proximité de l'emplacement occupé par l'abbaye cistercienne de Longvilliers.


Ce monastère comme celui de Saint-Josse dont il ne reste que les écuries, n'a pas laissé le moindre vestige sur place si ce n'est cet ancien moulin transformé en ferme.
Sur votre gauche vous longez la ferme de la Longueroye.


Sur cette route un calvaire est implanté sur votre droite.


La ferme de l'Abiette appartenait également à l'Abbaye cistercienne de Longvilliers. Sa belle grange du 13e siècle est remaniée en 1647 comme l'atteste une pierre scellée au dessus de l'entrée du pignon. Cette dernière est bûchée à la Révolution en 1789. Avec la suppression des ordres religieux, la ferme est vendue. Séparée en deux fermes en 1821, celle qui a conservé la grange n'est plus une exploitation agricole depuis quelques années.

 

 

La Longueroye

La ferme de la Longueroye est une ancienne dépendance de l'abbaye de Longvilliers, fondée le 26 mars 1135 lors du passage de saint Bernard à Boulogne. Elle fût d'abord confiée aux Cisterciens de la congrégation de Savigny, avant de rejoindre la filiation de Clairvaux en 1147.

Seule souvenir de cette abbaye, la Longueroye est la plus grande ferme du Haut-Boulonnais. Son nom est une allusion à la longueur des sillons due à l'importante surface des pièces de terre, d'où "la Longueroye".
L'entrée de la ferme
a conservé son caractère ancien. La porte charretière est flanquée de l'habituel porget (porte piétonne). Les piédroits sont construits en grès jusqu'à une certaine hauteur pour résister à l'usure, aux chocs et aux frottements des chargements. Le reste est en brique cuite au bois. L'ensemble est couronné d'un chaperon couvert de tuiles.
A gauche de la porte principale, à 4 mètres du sol, un blason est sculpté dans une pierre en oolithe de Marquise. Cet écusson représente les armes de Roger d'Aumont de Chappes, abbé commendataire de Longvilliers.
La cour
de la Longueroye forme un quadrilatère régulier d'une superficie d'un hectare.
La grange cistercienne impressionne par ses proportions, dignes d'une grande église (62m de longueur, 17m de largeur et 12m de hauteur). Les cisterciens ne lésinaient pas en matière de construction. Il y eut un premier remaniement au niveau des pignons qui donna à la grange une plus grande largeur au 17e siécle.
Un mur intérieur est couvert de graffitis gravés dans la pierre tendre. Ils donnent les noms de plusieurs générations d'ouvriers agricoles. Comme de nombreuses fermes isolées de la région, une grande futaie l'abrite du vent de mer. Les ormes entourant la ferme de la Longueroye sont parfaitement sains et aucun ne fut décimé par la fameuse maladie "la graphiose".
Cette ferme de 240 hectares est restée dans la même famille depuis la Révolution.

L'orme

Abondamment planté dans le bocage des vallées, l'orme champêtre fournit un excellent bois d'oeuvre comparable au bois de chêne. Très utilisé dans les constructions traditionnelles, les déformations des toitures en sont l'une des carastéristiques. Depuis 1940, la graphiose dévaste les ormes. Aucun traitement n'a réussi à en venir à bout.
Tant que l'arbre jeune est taillé, les nouvelles plantations survivent, bien qu'affectées de déformation de l'écorce. Elles finissent par mourir précocément.

 

Les Eglises

Avant le 4e siècle, les premières églises étaient des pièces réservées dans les demeures de riches chrétiens. Ensuite, après la chute des religions polythéistes, elles ont été établies généralement à l'emplacement des anciens temples. Un saint protecteur de l'édifice était alors choisi. Les églises sont communément dirigées vers l'Est dans l'attente du soleil levant, symbolisant la résurrection du Christ.

Les calvaires

Que ce soit en pleine campagne ou au centre d'un village, vous verrez des croix isolées. Celles-ci commémorent bien souvent une mission ou le souvenir d'un fait ou d'une personne. Parfois elles ne font que marquer une limite (borne) ou un chemin de procession. Certaines sont munies d'une plaque gravée sur la hampe ou sur le socle, qui permet de connaître leur histoire, alors soyez attentifs. Par leurs décors, ces croix créées par des forgerons font partie de l'art populaire. Il existe des croix aux motifs de fleurs, de c.urs, d'étoiles, de lances, d'instruments de la Passion ou encore d'anges.

 

 

L'abbaye Saint-Saulve

L'abbaye bénédictine Saint-Saulve n'est connue sous ce vocable qu'à partir de 1111, lorsqu'elle est reconstruite pour accueillir les reliques du saint. Elle remplace une abbaye du 10e siècle fondée par les moines bretons de Landevennec et dédiée à saint Walloy.
L'abbaye a entrainé l'organisation de la cité dans sa périphérie avec le développement économique qui en découle.
Dans ses dispositions initiales, l'abbatiale présentait un choeur à déambulatoire et chapelles rayonnantes. En 1467, un phénomène indéterminé provoque l'effondrement de six églises dont celle de l'abbaye. Reconstruite, elle est incendiée lors du siège de 1537 et perd définitivement son choeur, son transept et l'étage de ses fenêtres hautes. Dernier vestige de l'édifice du 12e siècle, la façade occidentale est constituée d'une tour massive coiffée d'un clocher à lanternon au 18e siècle.
Elle était encadrée par deux tourelles d'escalier dont une seule a été conservée. Son portail sculpté a été exécuté après 1467.

L'abbaye Sainte Austreberthe

L'église abbatiale de Sainte-Austreberte est érigée par les religieuses de Marconne venues chercher refuge à l'abri des murs de Montreuil contre les invasions normandes en 880. L'abbaye entièrement reconstruite au 18e siècle abrite alors une communauté prospère qui accueille des pensionnaires et dont les dernières survivantes demandent encore leur rétablissement en 1818. Restaurés après l'incendie de 1804, l'église et les bâtiments servent alors à des usages scolaires. Cette église abbatiale, autrefois remarquable par ses heureuses proportions et son élégante simplicité, est le principal monument du 18e siècle conservé à Montreuil.

 

 

 

Pour plus d'informations

Les Offices de Tourisme vous renseignent sur les offres de restauration et d'hébergement dans le Pays Maritime et Rural du Montreuillois, n'hésitez pas à les contacter. Ils vous informent également sur toute l'offre touristique du territoire : musées, randonnées, spectacles ...

OT Camiers Sainte-Cécile, Résidense Holiday Beach à CAMIERS Tel : 03 21 84 72 18,
site : www.camiers.fr
Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de14h à 17h30 (le vendredi 17h) et samedi matin de 9h30 à 12h.

OT Cucq - Trépied - Stella, 1397 Place des Etats-Unis à STELLA Tel : 03 21 09 04 32,
site : www.stella-plage.fr
Ouvert de septembre à mai tous les jours de 9h à 12h et de 15h à 17h, en juin, tous les jours de 9h à 12h et de 15h à 18h, et en juillet et août, tous les jours de 9h à 12h et de 15h à 19h.

OT Etaples-sur-Mer, Boulevard Bigot Descelers à ETAPLES-SUR-MER Tel : 03 21 09 56 94,
site : www.etaples-tourisme.com
Ouvert d'octobre à mars du lundi au samedi de 10h à 12h 30 et de 14h à 17h, d'avril à juin et en septembre, tous les jours de 9h 30 à 12h 30 et de 14h à 18h, et en juillet et août, tous les jours de 9h 30 à 18h 30.

OT Le Touquet-Paris-Plage, place de l'Hermitage au TOUQUET Tel : 03-21-06-72-00,
site : www.letouquet.com
Ouvert d'avril à septembre de 9h à 19h (les dimanches et jours fériés de 10h à 19h), et d'octobre à mars de 9h à 18h (les dimanches et jours fériés de 10h à 18h).

OT Merlimont, rue Marche à MERLIMONT Tel : 03-21-94-32-90, site : www.merlimont.fr
Ouvert d'avril à septembre de 9h à 12h30 et de 14h à 18h (les dimanches et jours fériés de 10h à 12h et de 15h à 17h), et d'octobre à mars de 9h à 12h30 et de 14h à 17h (le samedis de 9h à 12h30).

OT Berck-sur-Mer, Place de l'entonnoir à BERCK-SUR-MER Tel : 03-21-09-50-00
Ouvert de septembre à juin de 10 à 12h et de 14h à 18h du lundi après-midi au dimanche (fermeture le dimanche en décembre et janvier), et en juillet et août de 9h à 19h (fermé le lundi matin).

OT Rang-du-Fliers, 152 route de Merlimont à RANG-DU-FLIERS Tel : 03-21-84-34-00, site : www.ot-rangdufliers.com
Ouvert d'octobre à mars de 9h à 12h et de 14h à 18h du mardi au vendredi, d'avril à juin de 14h30 à 18h le lundi, de 9h à 12h et de 14h30 à 18h du mardi au samedi, de 9h à 12h le dimanche, et en juillet et août de 10h à 12h et de 15h à 18h30 tous les jours

OT Montreuil-sur-Mer et ses Vallées, 21 rue Carnot à MONTREUIL-SUR-MER Tel : 03-21-06-04-27, site : www.tourisme-montreuillois.com
Ouvert de novembre à mars de 10h à 12h et de 14h à 17h (fermé dimanche et jours fériés) d'avril à juin et de septembre à octobre de 10h à 12h30 et de 14h à 18h (dimanche et jours fériés de 10h à 12h30), et en juillet et août de 10h à 18h et le dimanche de 10h30 à 12h30 et de 15h à 17h, les jours fériés de 10h à 12h30

OT du canton d'Hucqueliers, 14 la Grand Place à HUCQUELIERS Tel : 03-21-81-98-14, site : www.cc-hucqueliers.fr
Ouvert d'octobre à mars de 9h à 12h et de 14h à 17h du lundi au vendredi, d'avril à septembre de 9h à 12h et de 14h à 17h du lundi au samedi (dimanche et jours fériés : de 10h à 12h).

 

  Conception- Réalisation

Crédit Photo

Partenaires :

Pays Maritime et Rural du Montreuillois

Communauté de Communes du canton d'Hucqueliers

Communauté de Communes Opale Sud

Communauté de Communes Mer et Terres d'Opale

Offices de Tourisme

Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais

Campagnes Vivantes - FDSEA - Chambre d'Agriculture

Sites Internet

www.campagnes-vivantes.asso.fr

www.pdc.chambagri.fr

www.cc-hucqueliers.fr

www.mer-terres-opale.fr

www.cc-montreuillois.fr

www.opale-sud.com
 

 

La bibliographie est disponible sur le site Internet de Campagnes Vivantes